‹ Des troubles du langage chez les aliénés [electronic resource]Chapitre 76 sur 93 · Tardieu, loc. cil · texte numérisé non relu

Tardieu, loc. cil

Regxard, Sorcellerie, magnétisme, morphinisnic, délire des grandeurs.

M. Simon, loc. cit.

ou mégalomanes -, cléments ,- paralytiques généraux, imbéciles.

Les dessins de ces malades peuvent être divises en deux catégories suivant qu'ils ont trait, ou non, au délire.

Les productions artistiques des persécutés, par exemple, sont bien souvent en rapport avec leur thème

délirant. Ils y peignent leurs tortures, les scènes de leur existence, les portraits de leurs persécuteurs (fig. 12). D'autres fois ce sont des emblèmes, comme des instruments de supplices ouïes balances de la justice. Un de nos malades qui avait adressé une pétition à la Chambre des députés, la voyant sans réponse, en avait composé une seconde, en tète de laquelle il avait dessiné un magnifique melon portant l'inscription « à la Chambre

Fig. 13.

Le Kaléidoscope doctrinal (Voir l'obs. du malade, persécuté mégalomane, dans Campagne, Manie raisonnante, p. 422, et A. Marie, Délires systématisés p. 135).

Explication des cercles concentriques (Les /sont des T renversés). 1» Parole divine. — 2» Le motamalomel, peut se lire en sens inverse, c'est le symbole Jde l'éternité. — 3<> France pieuse. — 4» Sortège Lemana, allusion à un projet du malade de dessécher le lac Léman et qui sera le triomphe de la civilisation.— 5» Fulmeu-Cotton, ce dernier mot est le nom du malude. — 6» Pontife Victime. — 7<> Martyr [Captif. — 8° Peintre pensant. —9° Croyant voyant.

des députés ». Quelquefois ce sont des signes particuliers, triangles, croix, émaillant les lettres et auxquels leur auteur attache une importance'toute spéciale. Une de nos malades avait fait ainsi, au cours d'une lettre, un dessin informe au-dessous duquel elle avait écrit : « Trompette du jugement dernier. »

Fig. 14.

Les mégalomanes, surtout inventeurs, dessinent des emblèmes dont ils s'affublent, des plans de palais, de machines de leur invention, des schémas représentant leurs systèmes, tel le Kaléidoscope doctrinal (fig. 13).

Les dessins de ces différents malades, sans être des productions artistiques, sont généralement corrects, nets, les traits sont réguliers.

Il n'en est pas de même chez les maniaques, par exemple, dont la mobilité des idées se traduit par la variété des sujets et la confusion des lignes, souvent indéchiffrables.

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