Vigoureux. Progrès médical
4. Bulletin de la Société médicale des hôpitaux de Paris, 28 fév. 1890, 28 mars. Il et 18 avril 1890.
3. G. Savage, Goitre exophthalmique accompagné de désordres mentaux- Guy’s hospital Reports, 1882, t. XXVI, p. 31.
« nombreux et je considère ce sujet comme particulière- « ment intéressant à cause de l’intime association des « troubles psychiques et physiques. »
Avant de montrer dans le chapitre suivant la maladie de Basedow associée aux délires, nous devons mentionner encore deux signes fréquents chez les exophthalmi- <-■ ^ ques, et qui, par leur nature, peuvent être rapprochés des
précédents : l’insomnie et l’instabilité physique.
La maladie de Basedow détermine, en effet, une insomnie qui peut, parfois, prendre d’extraordinaires proportions. Certains malades ont la plus grande peine à s’endormir, d’autres ont le sommeil entrecoupé de réveils fréquents; d’autres, enfin, ont des sortes de crises d’insomnie, restant plusieurs jours, quelquefois des semaines sans dormir.
L’instabilité physique, le besoin de mouvement, figu- I rent dans bon nombre d'observations. Les malades se ; relèvent la nuit pour marcher, font mille tours dans leur ' chambre. Cette instabilité physique s’accompagne fréquemment de suractivité cérébrale. C’est alors un besoin impérieux pour les malades de se livrer à une multitude d’actes successifs et divers. Ils passent avec la plus grande facilité d’une occupation à une autre. A peine ont-ils commencé un travail qu’ils s’en lassent et qu’ils songent à en entreprendre un nouveau tout différent du précédent.
« Que leur affection soit fruste ou complète, tous ces « malades sont des agités; ils sont irascibles, présentent « des troubles du caractère. Un degré de plus, c’est l’alié- « nation mentale. )) Telles sont les paroles que M. le professeur Peter (H prononçait dans une de ses dernières cliniques sur le goitre exoplithalmique.
C’est, qu’en effet, la maladie de Basedow est, dans certains cas, liée à une psychose véritable. Les observations que nous avons recueillies en font foi. H y a cependant plusieurs modes dans l’évolution de ces affections. L’association des idées délirantes ou des psychoses systématiques avec la maladie de Basedow peut se faire de trois façons différentes :
D Le goitre exoplithalmique débute; plus ou moins longtemps après le délire apparait;
2" Le goit;’e exoplithalmique et les idées délirantes vont de pair, évoluent parallèlement ;
3“ Chez un individu qui a déjà présenté des troubles mentaux, le goitre exoplithalmique s’établit.
1. Peter. Clinique médicale sur le goitre exophihal inique, tn Bulletin médical, 1890.
CctU' division s’appuie sur les faits ol)scrvés.
Observation I [Résumée).
Geigel. Die Basedow'sche Kvankheit. Wurzburgev med.
Zeitschr. Bd. VU, 1866 (1).
‘Homme de 1-8 ans, intelligent, nerveux, (liérédité?). A la suite de refroidissement et de chagrins, apparition de maladie de Basedow. En même temps changement d'allures, devint brusque. — Se trouve content de sa situation. — Instabilité psychique. PÜrole brève. Certain degré de paraphasie. Huit mois après amélioration, mais reprise assez rapide de la maladie; — et apparition d’accidents maniaques. Les phénomènes somatiques finissent par s’amender, mais l’état mental persiste. Puis sur une nouvelle poussée de la maladie de Basedow, surviennent des hallucinations et du délire. Les deux années suivantes, idées de persécution, idées de grandeur avec hallucinations des sens. Devint dangereux, et mourut dans les convulsions et l’épuisement.
Observation H.
Morell Mackensie. — Transactions ofthe clinical "Society. — London, 1868, p. 9; Paljyitations et battements des carotides, convDilsions épileptiformes, paroxysmes maniac{iies; i7iort(2).
Sarah P., âgée de 20 ans, me fut confiée à l’hôpital des maladies de la gorge, le 7 novembre 1867, pour une tumeur