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étiologie infectieuse déjà indiquée par V. der Feltzet surtout par V. Mars.
Le siège perivasculaire des premières trainées cellulaires, disent Funck-Brentano etDurante, pourrait faire penser à une cause infectieuse ayant entraîné de la périartérite. Les éléments inflammatoires au lieu d'évoluer dans le sens fibreux, auraient, dans la suite, évolué dans le sens vasoformatif. Ces auteurs, du reste, ne font que soulever à nouveau cette hypothèse. x
Au contraire, Plauchu-et Savy, en 1913, affirment non seulement que ces « pseudo tumeurs » ont une origine infectieuse, mais encore que l'agent causal, dans de nombreux cas, parait bien être la syphilis. Hs apportentàl’appuidecette conception pathogénique des lésions, des précisions histologiques et cliniques. Les principaux caractères histologiques, nous l'avons vu, sont: l’infiltration de cellules inflammatoires, l’altération des parois vasculaires aboutissant à la thrombose, l'hyperplasie vasculaire compensatrice.
Ces altéralions sont constantes et d'une remarquable intensité dans de nombreuses lésions inflammatoires et lout spécialement dans celles qui relèvent de l'infection syphilitique.
Les arguments cliniques, vraiment impression: nants, sont: l’exagération souvent signalée du poids placentaire comparé au poids du fœtus, la fréquence de l’hydramnios qui s'explique mieux par l'infection syphililique du placenta que par la seule existence de la tumeur, l'interruption prématurée de la gros-
sesse, l’inaptitude à la vie ou la mort du fœtus in utéro. Tels sont, pour ces auteurs, les principaux points cliniques et histologiques en faveur de l’hypo- ‘thèse d’une origine inflammatoire, peut être syphilitique de ces néoformations. « Cette hypothèse, disentils, permel mieux que toutesles autres de comprendre el d'interpréter le mécanisme des lésions et d'établir la filiation de ces dernières, »
Depuis, l'attention de ceux qui ont pu observer d’autres tumeurs semblables, a été attirée sur cette nouvelle pathogénie :
C'est ainsi que l'observation de Fruhinsholz et de Hoche et celle de Lepage, peuvent contribuer à éclairer cette queslion. Cliniquement, en effet, elles plaident en faveur de l’hypothèse de Plauchu: dans les deux cas, il y eût accouchement prématuré, présence d'hydramnios, poids exagéré du placenta par rapport au poids de l’enfant qui succomba au bout de quelques jours. La réaction de Wassermann est franchement positive dans le cas de Lepage; elle n’a pas été faite dans celui de Fruhinsholz. Histologiquement, Fruhinsholz et Hoche n’ont pas constaté d'infiltration leucocytique évidente, mais Lepage a observé la thrombose des vaisseaux et la présence d'éléments inflammaloires dans les caïllots et dans l'épaisseur même de la paroi vasculaire.
Plus récemment encore, l'observation de Trillat note de l’hydramnios, de l’hypertrophie placentaire, l'état de Penfant d'aspect vieillot, présentant des ædèmes et une rate augmentée de volume. Soumis à
un traitement antisyphililique pour perte de poids exagéré, l’enfant reprit une courbe de poids ascendante et fût revu ensuite en bon élat. Par contre, histologiquement, on n’a trouvé aucun point d'éléments inflammatoires, ce qui est en contradiction formelle avec les conclusions de Plauchu et Savy.
La discussion reste donc ouverte sur l’origine de ces néoformations et il est encore impossible de conclure. La syphilis ne joue-t-elle pas un rôle important dans la production de ces pseudo-tumeurs ? Ou bien est-ce une simple coïncidence, cette infection étant suffisamment fréquente pour que les tumeurs bénignes du placenta puissent se rencontrer avec elles sans qu'il y ait de relations de cause à effet (Trillaf).
Quand on relit les statistiques déjà plus anciennes de Briquel, on voit qué dans un tiers des cas de tumeurs placentaires bénignes, il ÿ a mort du fœtus in uléro; cel auleur note de plus fréquemment l'hydrannios, l’hypertrophie placentaire et la nonsurvie des enfants. Les autres hypothèses concernant l'origine de ces tumeurs ne semblent s'appuyer sur aucune donnée suffisante. Celle de Plauchu a pour elle un grand nombre de faits cliniques. Mais il faudra, dans les cas analogues, essayer de la vérifier par d'autres examens histologiques précis el par la recherche Systématique de la réaction de Wassermann. La constalation fréquente des signes cliniques et l'examen soigneux des coupes histologiques, dans de nombreux cas, pourront seuls apporter la lumière
sur ce point.
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