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la face interne de celle-ci on voit un nombre considérable de petits orifices ; quatre d’entre eux sont placés les uns au-dessus des autres et conduisent par un canal court, perméable, à des sondes moyennes, dans les poches muqueuses susdites, situées au dehors des fibres musculaires de la paroi postérieure de la trachée. Parmi les petits orifices de cette sorte, plusieurs aboutissent à des dilatations semblables mais bien plus petites, la plupart dans des glandes muqueuses absolument intactes.
Rokitansky considère cette lésion, qui n'avait pas été remarquée pendant la vie, comme une hypertrophie des glandes muqueuses de la trachée.
Forster (1) admet cette manière de voir, car il dit: « Après des eatarrhes chroniques, il peut se produire des dilatations sacciformes de la muqueuse en forme de diverticulum, qui passent vers la paroi postérieure entre les faisceaux musculaires. Ces diverticulums sont solitaires ou multiples, de grandeur différente ; leur ouverture consiste dans une fente trachéale ».
Virchow (2) partage aussi cette opinion. D’après lui, la trachée comme les bronches est sujette aux ectasies, el devient parfois le siège de trachectasies kystiques. «Elles se développent habituellement dans cette partie du conduit aérien qui est un peu au-dessus et en arrière de la fourchette sternale. Les dilatations partent, la plupart, de la paroi postérieure, qui est la moins protégée, parce qu’elle ne contient pas d’anneaux cartilagineux et que le tissu élastique n’est que peu développé ».
(4) Anat. pathol., traduct. française, 1854, p. 241. (2) Loc. cit., t. I, p. 263.
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Outre la trachéocèle, Virchow a observé une dilatation Spéciale des ventricules de Morgagni, ce qu’il appelle la laryngocèle ventriculaire. « Ce sont de petits sacs allongés, dit-il, à tuniques minces, partant de la partie supérieure des ventricules par un orifice assez étroit, et s'étendant quelquefois jusqu’au bord supérieur du cartilage thyroïde el même jusqu'à l'os hyoïde, où ils se terminent par une extrémité en forme de massue ». Ils siègent le plus souvent d’un seul côté ; leurs parois sont lisses, l’épithélium en est à cils vibratils, et ils sont remplis d'air ; on ne saurait les confondre avec les divers goîtres, car ils sont tou- Jours situés en dedans du cartilage thyroïde. Une seule fois Virchow a rencontré un kyste ayant à peu près le volume d’un pois, situé au-dessus d’un sac placé près de. l'os hyoïde, immédiatement au-dessous de la muqueuse de la face externe de l’épiglotte près du frein; ce kyste renfermait également de l’épithélium vibratil et résultait donc, probablement, de l’étranglement d’une portion du sac Voisin.
Ces diverticules laryngés (arrière-cavité de Cruveilhier, Blindsæcke des Allemands) étaient déjà mentionnés par Morgagni en 1723. C'est lui qui les a observés le premier et leur a donné lenom d'appendix ventriculi laryngis (1).
M. Sappey les considère comme normaux chez l’homme. « Cette portion verticale des ventricules laryngés, dit-il, est parfois très courte, ou même elle fait tout à fait défaut. Mais elle remonte souvent jusqu'au bord supé-
(1) Advers. anat. Lugd. Bat., 1723, Adv. I, p. 16. — Namque parte epiglottidis basi appropinquant, illic majore modo, modo minore adjecta appendici cavitates altiores sunt, quod facile immisso slylo observabilis.
rieur du cartilage thyroïde. Quelquefois elle s'élève jusqu’à la partie moyenne de la membrane thyro-hyoïdienne ou jusqu’à l’os hyoïde. Dans certains cas, beaucoup plus rares, elle atteint la base de la langue et s'étend sous la muqueuse linguale. Je l’ai vue, chez un individu, s’avancer du dessous de cette muqueuse au point de déborder de chaque côté la face antérieure de l’épiglotte de 15 millimètres. Cette portion verticale se trouve située entre la portion sus-glottique de fa cavité laryngienne et le cartilage thyroïde, de chaque côté de l’épiglotte au milieu d’un tissu cellulaire lâche, qui permet de la distendre par voie d'insufflation ». Le même auteur a trouvé, en général, un rétrécissement au niveau de la continuité de cette portion avec la portion horizontale; il fait remarquer, que déjà Morgagni a pris soin de le mentionner.
Ces prolongements peuvent traverser la henbrène thyro-hvoïdienne et devenir sous-aponévrotiques. Bennet est le premier, qui ait signalé cette intéressante anomalie en 1865. Gruber, en 1874, a de nouveau appelé l'attention sur ce faitet, ignorant l'observation de Bennet, en revendiquait la priorité. Il en a donné une description détaillée. Plus tard il a publié encore 3 cas analogues. Depuis lors, Ledderhose à trouvé cette disposition chez un homme, où elle a nécessité une intervention chirurgicale. Un cas ana- Jogue était publié par M. Beausoleil.
Nous avons trouvé, dans certains ouvrages récents, les cas de Gruber inexactement rapportés, confondus avec la laryngocèle ventriculaire de Virchow, du reste avec une fausse indication bibliographique. Nous insistons sur ce point que la première variété (type Bennet-Gruber) se pro-
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longe en dehors du larynx, et peut être considérée comme analogue aux poches laryngées des quadrumanes, la seconde n’en est qu’un vestige et siège toujours en dedans du cartilage thyroïde.
Voici du reste le résumé de la communication de Bennet, et de l’intéressant travail de Gruber.
Malformation du larynx (Résumé). — Bexner, The Dublin Quaterly Journ. of. med. sc., 1865, p. 427.
Eu 1865, le D' Bennet présentait, à la Société de pathologie de Dublin, un larynx humain, sur lequel on remarquait deux poches laryngées complètement développées, comme cela existe dans la classe des quadrumanes. Il à recueilli cette pièce accidentellement dans la salle de dissection de Trinity College.
Du côté droit, le muscle hyo-thyroïdien étant enlevé, on voit les rapports de la poche avec les parties environnantes ; elle repose sur la portion latérale de la membrane hyo-thyroïdienne, qu’elle couvre presque complètement. Apparaissant au-dessus du bord du cartilage thyroïde, le sac s’étend en dehors presque jusqu’au ligament thyroïdien latéral ; son bord inférieur repose sur les vaisseaux et les nerfs laryngés supérieurs, au point où ils pénètrent dans le larynx ; en haut le sacesten contact avec los hyoïde. La membrane, qui constitue le sac, est mince, en connexion très lâche avec les parties environnantes et elle est parsemée de nombreuses petites glandes.
La portion intra-laryngée, qui communique avec la portion extralaryngée à travers la membrane hyo-thyroïdienne, est en rapport par sa partie inférieure avec le muscle thyro-épiglottique ; plus haut, on voit les muscles thyro-aryténoïdien et crico-thyroïdien. Cette portion intra-laryngée s’ouvre dans le ventricule par un orifice ovalaire et d’enyiron trois cinquièmes de pouce de longueur,