RE QUE
a donné une description détaillée (1). Ces deux anatomistes considèrent ces poches comme analoques aux sacs aériens que l’on trouve à l’état normal chez quelques singes pendant leur jeunesse.
MM. Ledderhose et Beausoleil ont publié des observations analogues. Dans chacun de leurs faits, il existait en réalité deux tumeurs : une intra-laryngée, l’autre extralaryngée.
c) Citons, dans une troisième variété, les fistules trachéales, borgnes internes, congénitales.Ces canaux s’élargiraient, peu à peu, sous l'influence de la toux, leur fond deviendrait une cavité arrondie, plus ou moins FRS et formerait à l'extérieur une tumeur aérienne.
Eldridge, qui a émis cette hypothèse, à propos d’un kyste aérien qu'il a observé, s'attache à démontrer, que tous les faits qu'il cite (Gohl, Fischer, Gayet, Cohen, Devalz, Faucon) reconnaissent cette étiologie.
Riedel, Madelung et Baracz acceptent la même manière de voir.
Néanmoins, l'explication formulée par Eldridge ne paraît pouvoir être adoptée qu'avec beaucoup de réserve, car les fistules trachéales congénitales sont loin d’être démontrées. [Il n’en existe pas un seul exemple certain. Quant à l’origine branchiale dè ces fistules, elle est encore moins admissible, puisque les ares branchiaux ne prennent aucune part au développement de la trachée (Dubar).
Il faut pourtant bien reconnaître que le fait de Baracz semble militer en faveur de l'interprétation d’Eldridge.
(1) Voir Anatomie pathol., p. 32.
MR S À: Que
d) Mentionnons, dans une quatrième variété, /es arrêts de développement et les affaiblissements congénitaux de la paroi antérieure, latérale, ou postérieure de la trachée, qui peuvent conduire à la formation d'une trachéocèle, en offrant une moindre résistance dans les points intéressés.
e) Nous ferons une cinquième variété pour les cas, où, d’après Follin et Duplay, /a hourse séreuse rétro-thyroïdienne, en communiquant avec la trachée, donne naissance à une tumeur kystique gazeuse.
f) Enfin, dans une dernière variété, il s’agit de disposihons anatomiques normales, sur lesquelles M. Tillaux a appelé l'attention. Nous voulons parler des points faibles ou dépourvus de cartilage, par exemple, la face postérieure de la trachée, les espaces inter-cartilagineux, les membranes thyro-hyoïdienne et crico-thyroïdienne, etc. En ces endroits la muqueuse, qui revêt le larynx et la trachée, est doublée par la membrane fibreuse qui en forme la charpente. « Cette membrane très résistante, dit M. Tillaux, est composée de fibres de tissu conjonctif et d’un grand nombre de fibres élastiques. Cette disposition permet de comprendre le développement bizarre de tumeurs gazeuses, siégeant sur les côtés de la trachée et communiquant avec sa cavité, véritables hernies de la membrane fibreuse, produites en général sous l'influence de violents efforts d'expiration ».
Avec cette variélé nous en avons fini avec les prédispositions congénitales. Il nous faut envisager maintenant les prédispositions résultant des lésions acquises.