‹ Des Tumeurs Gazeuses du CouChapitre 21 sur 33 · RER · texte numérisé non relu

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quel précieux élément de diagnostic devient cette sonorité, qu'on doit {toujours rencontrer.

Enfin, comme ressource ultime, en cas de doute, on pourrait faire comme Béhier, Dressler, Eldridge et Lannelongue, la ponction de la tumeur avec un fin trocart; l’issue d’un jet d'air indiquerait, d’une manière certaine, la nature du mal. |

IT. Diagnostic différentiel. — Passons en revue les différentes affections avec lesquelles on pourrait confondre les aéroceles.

Les gonflements inflammatoires, tels que les phlegmons, les abcès, les ganglions hypertrophiés etc., qui peuvent siéger devant le larynx et la trachée, ne sauraient être confondus avec les aérocèles par un observateur attentif. Rappelons cependant, que les abcès peuvent précéder les aérocèles auxquels ils ont donné lieu dans quelques cas.

Les goîlres vasculaires sont mats à la percussion, ne présentent jamais une réductibilité aussi marquée, et, d'autre part, ils sont le siège de battements et de bruits de souffle, qui coïncident avec les pulsations du pouls ; enfin, ils n’apportent aucune modification dans les caractères de la voix.

L’emphysème sous-cutané du cou donne à la palpation une crépitation caractéristique ; de plus ilse présente comme unetuméfaction mal limitée, et suit une marche promptement envahissante et rapidement décroissante, à moins que la mort ne survienne dans l'intervalle.

Les tumeurs veineuses du cou prêteraient beaucoup plus facilement à l'erreur. En effet, ces tumeurs sont quel-

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