‹ Des Tumeurs Gazeuses du CouChapitre 23 sur 33 · GUN · texte numérisé non relu

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d'une lésion prédisposante, cause de l'affection actuelle.

Si l’aérocèle se montre consécutivement à un abcës, si l’on à constaté antérieurement un rejet de pus par la bouche, le doute ne sera pas de longue durée sur la nature de l'affection.

La tumeur survient-elle brusquement, à la suite d’un effort chez un sujet présentant les indices de la tuberculose, du cancer ou de la syphilis, on peut supposer qu’il existait dans le larynx ou la trachée des ulcérations de cette nature qui ont favorisé la production d’une rupture de la paroi du conduit aérien et l’épanchement consécutif de l'air. Le laryngoscope pourra souvent apporter des éclaircissements dans ces cas.

Le siège de la tuméfaction près du larynx ou au voisinage de la trachée indiquera approximativement la situation du point de rupture et par conséquent de l'orifice qui fait communiquer la tumeur avec l'arbre aérien. Pour le préciser davantage, on pourra imiter la conduite de quelques auteurs qui l'ont recherché, après avoir réduit complètement la tumeur. Ils ont pu, dans certaines circonstances, après quelques tâtonnements, placer le doigt vers le pédicule de la tumeur et en empêcher la reproduction même pendant l'effort. Cette manœuvre n’a été faite que dans un petit nombre de cas et n’a pas toujours réussi, ce qui tient à la difficulté de placer convenablement le doigt, quand l’orifice est latéral ou à ce qu'il est silué profondément derrière le sternum et inaccessible.

Quelquefois l’orifice de communication est situé au-dessus de la glotte. Dans ce cas, la toux, les cris ne sont pas suffisants pour produire l'expansion de la poche. Il faut

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