‹ Des Tumeurs Gazeuses du CouChapitre 29 sur 33 · RUES · texte numérisé non relu

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second que des détails insuffisants sur la tumeur ellemême.

Dans ces derniers temps elle a donné d'excellents résultats entre les mains de Ledderhose, Madelung et Baracz.

Analyser les observations de ces auteurs, ce serait leur enlever une partie de leur valeur, aussi pour en donner une excellente idée, nous les relatons in ertenso à la fin de notre travail.

Celte opération est comparable à celle de la cure radicale de la hernie et comprendra les temps suivants :

1° Incision des téguments ;

2° Isolement du sac des parties voisines ;

3° Ligature du pédicule ;

4° Résection du sac ;

5° Suture profonde ou superficielle avec ou sans drainage.

Mais la conduite à suivre variera légèrement suivant les cas.

Si l'ouverture de communication avec la trachée ou le larynx est étroite, on posera une ligature sur le pédicule du sac et on enlèvera ensuite ce dernier ; si l'ouverture de communication est plus importante, les parois du sac devront être extirpées partiellement et le moignon, qui reste, doit être suturé. Dans les deux cas, on doit tenter la réunion de la plaie cutanée par première intention.

Dans les cas où il y a complication de la tuberculose, ou suppuration, il sera bon, pour éviter des accidents, de pratiquer la trachéotomie inférieure. Ce n’est qu’ensuite

que l’on procèdera à l’extirpation du sac, puis on tampon- KOUTNIK ; 43

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nera la plaie et on suturera secondairement (Madelung).

Si l'on a affaire à des sacs aériens intra-laryngés, on doil, aussitôt que possible, procéder à leur extirpation radicale. On suivra dans ce cas la conduite de Ledderhose et on fera la trachéotomie inférieure. Ensuite seulement, on fendra le cartilage thyroïde sur la ligne médiane, puis on extirpera le sac et on suturera le moignon. Une hémorrhagie surviendra-t-elle, on tamponnera le larynx et plus tard seulement, on réunira les parties cartilagineuses et les téguments.

Quant à cette variété de tumeurs aériennes, qui résultent du développement de gaz sous l'influence des microorganismes, dans des kystes préexistants, le traitement des kystes du corps thyroïde leur sera appliqué sans retard : « Aujourd’hui, on n’a plus guère recours qu’à deux méthodes : ou bien on incise le kyste, on suture les lèvres de la poche à celles de la plaie cutanée et l’on fait bourgeonner cette cavité sous un tamponnement antiseptique ; ou bien on extirpe le kyste tout entier, exactement comme un goître solide nucléaire. — Mais ces deux méthodes ne s’excluent pas l’une l’autre. La seconde sera employée par tout le monde quand on aura reconnu la possibilité de l’énucléation ; faute de quoi on se rabattra sur l’incision avec large drainage. Quand les kystes ne sont pas trop gros, trop anciens, quand de vieilles poussées inflammatoires ne les rendent pas trop adhérents, l’énucléation en est le plus souvent possible. (A. Broca, dans le Traité de Chirurgie, Duplay et Reclus, 1891, €. V, p. 636).

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