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parut pendant les efforts de l'accouchement. Elle diminua ensuite et disparut spontanément en quelques jours.
En 1861, Hutchinson (1) publia une observation de tumeur aérienne du cou, consécutive à une perforation tuberculeuse du larynx.
A la même date, Demme (2), en faisant l’autopsie d’un homme atteint d’un rétrécissement de la trachée, résultant de la compression d’un goître kystique, trouva une ectasie fusiforme de la trachée, immédiatement au-dessous de cette sténose, et s'étendant depuis le 5° jusqu’au 10° anneau trachéal. L'auteur attribue cette lésion à une toux, survenue dans la dernière année de la vie du malade.Sous son influence la trachée se serait distendue d'autant plus facilement, que la sortie de l’air expiré ne pouvait se faire librement à travers un orifice ayant à peine 3 millimètres de diamètre.
Les travaux de Virchow (3), sur les tumeurs kystiques, viennent bientôt jeter un certain jour sur la question. Cet auteur accepte l'opinion de Rokitansky, d’après laquelle la trachée, comme les bronches, est sujette aux ectasies et devient parfois le siège de trachectasies kystiques. Outre la trachéocèle, la hernie qutturale, Virchow a observé une dilatation spéciale des ventricules de Morgagni, qu'il appelle les laryngocèles ventriculaires.
En 1865, Bennet (4) présente à la Société de pathologie
(1) Med. Times and Gaz., 1861, t. I, p. 329.
(2) Tracheostenosis per compressionem. Würzburger medizinische Zeitung, 1861, t. IT, p. 390.
(3) Traité des tumeurs, traduct. par AroNDsouN, t. [, p. 263 ett. LIL,
(4) The Dublin Quaterly Journal of. med. scienc. N. 79, août 1865, p. 427.
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de Dublin, un larynx humain sur lequel on remarque deux poches laryngées complètement développées, comme cela se remarque dans la classe des quadrumanes.
Gruber (1), en 1874, a de nouveau appelé l'attention sur cette intéressante anomalie et, ignorant l'observation de Bennet, en revendiquait la priorité. Plus tard il a observé encore trois cas analogues.
De même en 1865, M. le DrGayet (2), de Lyon, rapporte à la Société des sciences médicales de cette ville, une observation de goître aérien, provenant de la partie médiane de la trachée, et dont il obtint la réduction à peu près complète sous l'influence dé la compression. Il l'accompagne de réflexions intéressantes sur l’étiologie, le diagnostic et le traitement de ce genre de tumeurs.
Nous trouvons une observation d’un kyste aérien du corps thyroïde, publiée parle D" Dressler (3) (de Prague), la même année. La tumeur fut ponctionnée etson contenu gazeux soumis à une analyse chimique. Dressler admet le développement spontané des gaz dans le kyste du corps thyroïde. Nous y reviendrons à propos de la pathogénie de ces tumeurs. |
En 1868, M. Leriche (4), interne du service de M. Delore, parle à la Société médicale de Lyon, d’une tumeur gazeuse, mais congénitale et formée en réalité de deux tu-
(1) Archiv. für Anat., Phys. und wissensch. Med., Leipzig, 1874, p. 606.
(2) Comp. rend. de la Soc. des sc. méd. de Lyon, 1865-1866, t. V, p- 180.
(3) VierteGahrschrift für die prakt. Heilkunde, Prag., 1865, p. 141.
(4) Comp. rend. de la Soc. des se. méd. de Lyon, 1867-1868, t. VIII,
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meurs distinctes. La guérison fut aussi obtenue presque complètement à l’aide de la compression.
En 1872, Solis Cohen (1), sous le titre de fistules du laryox, rapporte brièvement deux cas qu’il suppose avoir été des cas de fistule sous-cutanée, et qui s’accompagnaient parfois du développement d’une tumeur volumineuse, irrégulière, et contenant de l’air ; au bout de quelque temps, cette tumeur disparaissait.
Dans un mémoire présenté à la Société de chirurgie en octobre 1873, Le D: Devalz (2) (de Bordeaux) a donné une bonne description de la trachéocèle ou hernie de la trachée, dont il ne connaissait pas d’autres exemples. La tumeur était bilobée, et les deux lobes descendaient vers la clavicule ; celui du côté droit à 2 ou 3 centimètres plus bas que le gauche. Mais il était impossible de reconnaître s'il s'engageait ou non sous la clavicule. Il donnait lieu à un souffle amphorique et à de la pectoriloquie au sommet du poumon droit, et aurait pu faire croire à l’existence d’une caverne. Ce souffle et la pectoriloquie disparaissaient, si l’on tenait la tumeur comprimée.
La même année, M. le D' Faucun (3) a également appelé l'attention de la Société sur plusieurs cas de même genre, dus à MM. Gernes et Josse. Dans un dernier, observé avec M. Legouest, il s'agissait d'une trachéocèle résultant d’un vice de conformation, probablement dû à un arrêt de développement des parois de la trachée.
En 1873, un auteur anonyme, qui signe son observa-
(4) Diseases of the throat, édit. 1872, p. 395. : (2) Bull, de la Soc. de chir., p. 446, 1873. (3) Ibid., p. 586.
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