CAVE
Localisation externe. — On les trouve indifféremment dans une fosse temporale, sur une bosse frontale, dans la partie centrale de l'os, ou sur ses bords, aussi bien que sur une
suture.
Localisation interne. — Dans ce cas, différents problèmes
peuvent être posés :
1° La tumeur est-elle développée aux dépens de la face externe du crâne ; 2° est-elle constituée seulement par la table externe distendue par un produit quelconque du diploé, ou développée aux dépens de la table interne; 3° la paroi crànienne loute entière est-elle soulevée par une tumeur intracràänienne. |
Si la tumeur fait un relief très accusé, esi en quelque sorte pédiculée, on a le droit d'admettre son développement à la surface du crâne. Si au niveau de la tumeur, la paroi crânienne est uniformément distendue, il faut admettre que c'est la table externe qui est envahie.
Reste à savoir si la tumeur est d’origine intra-crânienne ou diploïque. Dans ces cas, les signes physiques sont impuissants à nous le faire connaître ; c’est à la marche et aux signes physiologiques qu’il faudra avoir recours. Les signes physiologiques constituent les signes fonctionnels que nous allons maintenant étudier. Nous les diviserons en signes de compression et signes de localisation.
Les signes de compression cérébrale peuvent être des crises épileptiformes, de l’épilepsie jacksonienne ; la céphalalgie, qui peut être assez intense pour décider à elle seule le malade à demander une intervention, la sensibilité à la pression sont des signes constants, mais infidèles; il est fréquent
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qu’il y ait des vomissements spontanés, persistants ; associés aux vertiges el à l’incoordination motrice, ils indiquent une compression du cervelet; la névrite optique se rencontre assez souvent; on trouve aussi de l’exophtalmie quand l'œil est comprimé entre la tumeur d’une part, le plancher et la voûte orbitaire d'autre part.
Signes de localisation. — Les symptômes de localisation sont plus importants, puisqu'ils nous indiquent exactement quel point du cerveau se trouve comprimé; ces troubles sont moteurs, sensitifs, sensoriels, intellectuels.
Troubles de la motilité. — Nous pouvons faire entrer dans la catégorie des troubles de la motilité, les troubles que nous avons signalés plus haut, comme dus à la compression exercée par la tumeur sur l’écorce cérébrale, à savoir les crises épileptiformes et l’épilepsie jacksonienne : il y à aussi des paralysies d’origine corticale, prenant un groupe de muscies d’un membre, un membre entier ou les deux membres d’un même côté; la paralysie faciale n’est pas rare.
Troubles de la sensibilité. — Ils consistent en anesthésie, hemianesthésie, hyperesthésie. On a insisté (Séguin) avec raison sur l’engourdissement, l’anesthésie tactile qui accompagnent les troubles moteurs de la main et des doigts.
Troubles sensoriels. — Nous avons signalé plus haut comme assez fréquente, la paralysie faciale ; il est facile de concevoir que le nerf auditif sera assez souvent atteint; la surdité en sera la conséquence.
La compression du globe oculaire entre la tumeur d’une LAZARD. 2