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part, le plancher et le rebord orbitaire d'autre part, peut avoir pour conséquence la diminution de l’acuité visuelle.
Troubles intellectuels. — Ils sont de deux sortes : soit de dépression, soit d’excitation. La malade opérée à St-Louis par le docteur Morestin, que nous avons eu l’occasion de voir avant l'intervention, en était arrivée à un état d’hébétement permanent pour ainsi dire : le regard était hagard ; cette femme était devenue incapable soit de manger seule, soit de s'habiller ou de prendre les soins de propreté les plus élémentaires.
Troubles de langage. — Nous avons exposé au début de ce chapitre que ces tumeurs se développenten grande proportion sur la moitié antérieure du crâne ; il résulte de là que la circonvolution de Broca sera souvent lésée et que des troubles de langage s’ensuivront : ce sera de l’aphasie ou de l'embarras de la parole ; la forme même de cette aphasie nous permettra de connaître quel est le centre comprimé.
Il peut être quelquefois utile de faire une ou plusieurs ponctions exploratrices, pour se rendre compte si la tumeur a ou non perforé la table interne.
Dans le cas où cette perforation est constatée, l’idée de ia propagation à la dure-mère peut être admise ; pourtant une autre hypothèse peut être acceptée, c’est celle de la propagalion d’un fongus de la dure-mère aux parties osseuses.
Le fongus de la dure-mère qui a perforé les os de la voûte du crâne, soulève la peau sous forme d’une tumeur arrondie, bosselée, élastique, d’abord assez dure, puis plus tard se ramollissant par places, agitée de battements isochro-
nes à ceux du pouls, plus rarement aux mouvements de la respiration ; la tumeur, peu ou point mobile dans le sens latéral, est quelquefois réductible en tout ou en partie, et l’on peut alors séntir la perforation osseuse ; tantôt cette réduction s'opère sans accident, tantôt elle détermine des troubles cérébraux, convulsions, syncopes, qui disparaissent dès que
. cesse la compression.
Il est possible aussi que cette tumeur soit une manifestation tuberculeuse ou une production syphilitique.
Il est bien rare qu'une tumeur tuberculeuse puisse s’installer dans cette région sans être accompagnée de phénomèénes viscéraux, ni qu’elle puisse prendre une étendue suffisante sans s'ouvrir à l'extérieur et donner lieu à un écoulement purulent ; du reste, la tuberculose de ces os, étant donné que la malade ne présente pas de généralisations viscérales ou ganglionnaires, n’est pas une contre-indication à notre intervention.
En ce qui concerne le syphilome des os de la voûte du crâne, il faudra rechercher les autres manifestations de l'infection, tant secondaire que tertiaire, et même, si l'examen du malade est négatif à ce point de vue, le soumettre pendant quelques semaines au traitement anti-syphilitique, qui peut-être fera régresser la tumeur, en tout cas, ne saurait lui être nuisible.
Voici donc éliminés le fongus de la dure-mère, la tumeur syphilitique et là tumeur tuberculeuse : toutefois nous devons reconnaitre que si la tumeur a perforé la table ‘interne, ce qui nous est indiqué par la ponction exploratrice, un doute peut envahir l'esprit et l’on peut se demander dans quel sens la propagation s’est faite. Ge n’est qu'après l'extir- pation que ce point pourra être éclairci.