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rus, fémur) et sont transplantés d’un sujet à une brèche de
trépanation, ils se soudent comme si c'étaient des fragments
- d'os même du crâne.
Les disques osseux ainsi transplantés et qui se sont soudés, subissent au bout d’un certain temps, à leur partie centrale ou à leur périphérie, un processus de raréfaction ; ordinairement cette raréfaction continue jusqu’à complète destruction de l'os.
Quelques chirurgiens ont eu recours à la transplantation hétérogène, c’est-à-dire qu’ils ont essayé de boucher la brèche
par des plaques de corps légers, de formes et dimensions appropriées. On a essayé d'employer les plaques d'aluminium:
les résultais ont été médiocres et ces corps étrangers ont dû
être enlevés (Booth et Farquahr Curtis), afin d'éviter des ac-
cidents inflammatoires locaux.
Fraenkel, de Berlin, préconise les plaques de celluloïd ; il leur reconnaît comme avantages, d'éviter les adhérences de la cicatrice, de protéger le cerveau contre les traumatismes extérieurs, de diminuer les chances de hernie. Czerny et von
Eiselsberg combattent l'hétéroplastie. Tout serait pour le
mieux si la plaque n’était déplacée par les battements du cer-
‘veau ou par le liquide céphalo-rachidien. L'élimination est à craindre, comme le fait observer von Eiselsberg, au bout d’un
temps plus ou moins long, alors que la plaie paraît déjà cicatrisée et que l'on a essayé de parer à ces accidents (hernie cérébrale, suppuration), par la transplantation secondaire ou par le percement d'orifices dans la plaque de celluloïd (Billroth).
M. le Professeur Berger a mis ce dernier procédé en pratique en 1891; il fut obligé d’ôter la plaque de celluloïd au bout de
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trois jours, des signes de compression cérébrale s'étant mani-
festés ; cette plaque ôtée, il s’écoula aussitôt une grande
quantité de sérosité claire, probablement du liquide céphalorachidien, puis du pus séreux assez fétide ; après désinfection
de la plaie, drainage et suture des lambeaux, la guérison sui-
vit sans encombre.
Hinterstoïsser emploie du celluloïd transparent qui laisse voir facilement toute accumulation de sang ou de pus, la réunion étant bien entendu faite secondairement.
Nous nous trouvons donc en présence de deux procédés : ou bien boucher la brèche avec des rondelles d’os empruntés à des crânes ou autres os d'animaux, et appelés à disparaître au bout de quelques mois, ou bien combler la perte de substance avec des plaques hétérogènes (aluminium, celluloïd), qui sont toujours capables de déterminer des phénomènes, sinon de suppuration, du moins de compression, et doivent être enlevées secondairement, si elles ne sont pas éliminées, au bout d’un temps plus ou moins long, par les battements du cerveau.
Etant donné tous ces inconvénients, nous croyons, quant à nous, qu'il est préférable de ne pas chercher à combler la brèche ainsi faite au moyen de substances rigides, destinées à remplacer plus ou moins bien la calotte crânienne; il est preférable de suturer les lambeaux après avoir laissé dans la dépression ainsi faite une mèche de gaze iodoformée. Cette meêche enlevée, il s'établit entre le cuir chevelu et la dure-mère sous-jacente des tractus fibreux qui forment ainsi une paroi, laquelle, sans avoir la dureté de l'os, protège suffisamment le cerveau contre les traumatismes, tout en l’empêchant de faire hernie à l'extérieur.
« L'important, dit Le Dentu, est que dans la pratique, nous
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ne trouvions pas de graves inconvénients à laisser la brèche se combler d'elle-même, si ce résultat n’est pas empêché par l’étendue de la lésion ou l’âge des opérés. D'ailleurs, ou le sujet est jeune, et alors on voit des ossifications nouvelles se produire aux dépens de la brèche osseuse et de la dure-mère, dans des proportions souvent assez grandes pour que les battements du cerveau cessent d’être perceptibles, ou le sujet est âgé, et alors les réimplantations etles greffes n’ont plus de chances de réussir. L’opéré n’en éprouverait plus que les inconvénients et les dangers. »
Observations.
OBservaTION I (Cas de LANGENBECK. Sur la résection des tumeurs des os du cräne et. des méninges).
En 1881, il a présenté à la Société de Chirurgie allemande une malade ayant, depuis 1868, un cancroïde siégeant au niveau de la bosse frontale droite.
En 1874, extirpation ; il né touche pas à l'os.
En 1878, récidive dans la cicatrice.
En 1879 (mai), on peut constater une ulcération embrassant toute la cicatrice, limitée par des rebords, de consistance osseuse et s'étendant de la tubérosité frontale jusqu'au sourcil; l'os est aussi enlevé ; la dure-mère est mise à nu sur létendue d’une circonvolution. — Guérison.
‘18 février 1880. Sur le côté droit du frontal, ulcération de la dimension de la paume de la main, entourée de masses dures, allant
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en haut jusqu’au cuir chevelu, en bas, jusqu’au rebord supérieur de l'orbite.
23 février. Nouvelle extirpation.
La grosse tumeur fut limitée par une incision, puis le péricrâne fut détaché jusqu’à ce qu’on arrivât sur l'os malade. L’os malade fut enlevé en partie par le ciseau (gouge ?), en partie avec la pince à os de Mathieu ; la dure-mère sous-jacente était aussi atteinte, mais ne fut pas excisée. On se réservait de la cautériser au chlorure de zinc ; pansement boriqué.
Lors du premier pansement, on trouva la plaie remplie par un coagulum sanguin que l’on respecta.
Ce coagulum s’est détaché le 10° jour et a entraîné avec lui ‘une portion de la pie-mère ainsi qu’une lame de substance cérébrale. — La plaie est en voie de cicatrisation.
OBsERvaTION II {Cas de Czerny-HEuK. Berliner klin. Wochenschrift, 1882, n° 17, p. 249).
N... (de Heidelberg), 35 ans, a constaté vers l’automne de .1879 une petite tumeur sur la moitié gauche de la tête ; elle n’y fit pas attention. L'hiver suivant, se plaint de diplopie. Endehors de ce trouble oculaire, rien de particulier à signaler.
Quelques mois plus tard, la tumeur s’est accrue. Céphalalgie que rien ne peut calmer. La malade accepte l'opération.
Le pariétal gauche présente une tumeur de la grosseur d’un œuf de poule dont le grand axe est parallèle au diamètre bi-pariétal. Sensible à la pression et ne présentant pas de pulsations. Dimensions : 9 centim. sur 6 centim. ; la peau est mobile ; la tumeur est de consistance dure à son sommet, molle et élastique sur les côtés. - Aucun trouble des fonctions cérébrales. Une aiguille enfoncée dans la tumeur pénétra dans l’intérieur du crâne dont l'os était perforé.
OPÉRATION le 26 mai 1880. — La tumeur est incisée dans le sens de sa longueur ; les bords de la plaie sont disséqués jusqu’à dénudation complète du périoste, qui incisé à son tour autour de la base de la tumeur, au-delà des limites du mal, se laisse facile-! ment décoller. !