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ESA RER

assez fixe (de 1 à 2 d’après Gréhant, Waldenburg et Gad) entre air résidual et C. V. et, avec Küss, que «tout individu, entre 20 et 40 ans d’âge, a une capacité vitale constante, ou du moins extrêmement peu variable (variation maxima 20 em» constatée sur lui-même).

La comparaison de lair courant et de Pair de réserve nous renseigne sur ce que nous pouvons appeler la dilution apparente, et le rapport de ces deux valeurs pourra nous fournir un deuxième coefficient de ventilation apparente air courant sur air de réserve, au même titre que le rapport air de renouvellement sur capacité pulmonaire constitue un coefficient de ventilation réelle de Gréhant.

Pour nous faire mieux comprendre, reprenons le schéma classique du soufflet. Il est évident a priori que les différents éléments peuvent varier d’une façon absolue, et l’un par rapport à l’autre, cela chez le même individu, comme chez des individus différents.

En se reportant à ce schéma (PE IL. Fig. 1), ainsi qu’au schéma 3 de la même planche, on se rend bien compte de la manière dont nous posons le problème.

Nous représentons au-dessous de la ligne À B l'air résidual dont nous ne nous occupons pas ici; au-dessus de cette ligne, superposées, les diverses positions que peut prendre le volet mobile du soufflet.

Les limites extrêmes d'ouverture du soufflet, représentées par À B et À C , peuvent être plus ou moins exactement atteintes sous l'influence de la volonté, commandant une expiration forcée ou une

inspiration forcée.

Quant à l’air de réserve, c’est dans différentes conditions qu’il peut changer : soit que l’air courant varie (diminue ou augmente) autour de sa position moyenne; soit que tout l’air courant, sans variation ou avec variation de son volume, s’abaisse vers l’air résidual. En un mot, différents sujets de capacité vitale analogue peuvent fort bien révéler des positions d’air courant schématisées sur la figure. Supposons que l’air courant prenne chez divers sujets les valeurs a b c; on peut voir un même air courant a b occuper chez divers sujets des positions al bl, ou a2 b2; or, cette notion, nous ne l’avons trouvé soulignée dans aucun ouvrage de physiologie.

Partant de ces considérations, nous avons essayé d'appliquer à nos 105 sujets, divisés en trois groupes comme plus haut, les deux indices que nous proposons, à SaVOIr :

Rapport des marges de ventilation;

Coeflicient de ventilation apparente.

Nous avons, dans ce but, établi un tableau dans lequel figurent, pour chaque groupe, les indices

limites que fourniraient :

1° Le rapport du plus petit air courant observé par nous dans ce groupe, au plus grand air de réserve:

2° Le rapport du plus grand air courant au plus

petit air de réserve;

3° Le rapport du plus petit air complémentaire

au plus grand air de réserve;

4° Le rapport du plus grand air complémentaire

au plus petit air de réserve.

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ERA Re LE

Ce tableau a été en outre l’objet d’une représentation graphique (PI T. Fig. 5).

Dans ce graphique nous avons inscrit :

En abeisses sur l’axe horizontal les valeurs extrêmes de l’air de réserve;

En ordonnées sur l’axe vertical les valeurs extrêmes de l’air courant, d’une part, et de l’air complémentaire de l’autre, à partir d’un zéro commun.

Les points d’intersection obtenus fournissent une représentation graphique des huit indices limites précités.

En somme, le graphique ci-dessus nous renseigne sur les différentes variations des trois facteurs fondamentaux de toute respiration : air courant, air de réserve, air complémentaire, et de plus, nous permet de faire une remarque qui pourrait avoir sa valeur pour les recherches ultérieures sur le sujet que nous traitons, mais en l’envisageant au point de vue pathologique ou bien au point de vue de l'effort et du travail, à savoir : que c’est vers une valeur d’air de réserve de 35 à 38 % de la capacité vitale que la respiration paraît être déficiente, d'autant plus que les quelques sujets suspects se trouvent tous dans le troisième groupe.

De tout ce qui précède, il résulte que les deux coefficients proposés sont en somme des rapports ayant un dénominateur commun, l'air de réserve, et pour numérateur, d’une part, l’air courant, de l’autre, l’air complémentaire.

C’est la raison pour laquelle l’air de réserve apparaît comme l'élément régulateur.

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Dans notre série de 105 sujets, considérés pour la plupart comme normaux dans leur santé générale, il se trouve que la seule valeur de l’air de réserve suffirait à leur répartition en deux catégories, dans lesquelles cet air varie de 11 % à 35-38 % et de 35-38 % à 55,5 %, pour des variations extrêmes de l'air courant entre 9 % et 35 %.

Mais comme nous ne pouvons pas préjuger des variations de ces limites de l’air courant pour d’autres collectivités pathologiques ou différentes au point de vue ethnique, nous ne pouvons pas nous en tenir au seul air de réserve, et nos deux indices conservent toute leur valeur.

Ces deux indices ne peuvent être considérés séparément ; ils forment un tout indivisible, comme on peut le constater sur la fig. 4 (PI. [), où sont représentés les cas particuliers extrêmes. En 1 et 2, on a supposé l'égalité de l’air de réserve (d) et de l’air complémentaire (b), c’est-à-dire l'identité de position de l’air courant pour deux valeurs très différentes de cet air courant; dans ces deux cas, le rapport des marges de ventilation b sur d est identique et égal à 1. Mais le coefficient de ventilation apparente a sur d est différent, et rend bien compte de la non identité du «type de ventilation ». Inversement, en 3 et 4, on a supposé l'égalité de l’air courant (b) et de l'air de réserve (d), pour deux valeurs différentes de l’air complémentaire, c’est-à-dire pour des positions différentes de l’air courant. Dans les deux cas, c’est le coefficient de ventilation apparente a sur d qui est égal à l'unité; cette fois ce sera le rapport des

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