‹ Des ulcérations tuberculeuses de l'estomac: étude clinique, expérimentale et anatomo-pathologiqueChapitre 71 sur 95 · PRÈS · texte numérisé non relu

PRÈS

4 septembre. — L'expérience suit régulièrement son cours. L'élat général du sujet est excellent. Il mange bien, son poids est de 7kg.500. ,

25 octobre. — Durant les soirante-dix-huil jours où l'animal a été observé, il n'a présenté aucun phénomène particulier, gastrique ou intestinal. Il a toujours bien mangé, et a pris très facilement (vingt-trois fois) des dilutions de bacilles luberculeux.

On sacrifie l'animal sans effusion de sang.

Aulopsie. — Poids, 7kg.200, Le chien est en excellent élat de graisse et d'embonpoint. Tous les organes thoraciques sont sains. Rien aux viscères abdominaux, +

Le long de la grande courbure de l'estomac, on retrouve facilement les fils des ligatures, enkystés. On constate que l'ischémie qu'on se proposait d'obtenir et qui avait été réalisée au moment de l'expérience, n'a dû persister que peu de temps. En effet, tous les vaisseaux veineux et artériels pariétaux, tributaires du cercle vasculaire de la grande courbure, sont entierement remplis de sang.

Pas trace d'altération macroscopique de la muqueuse stomacale (recueillie pour examen).

Pas d'hypertrophie des ganglions périgastriques.

Intestin et ganglions mésentériques normaux.

EXAMEN MICROSCOPIQUE

Muqueuse slomacale de la grande courbure. — Pour confirmer les résultats macroscopiques, nous avons prélevé un fragment de muqueuse le long de la grande courbure, à la partie moyenne. L’épithélium de revêtement, les couches musculaire, sous-séreuse et séreuse sont complètement intacts.

Troubles de l'innervalion (section des pneumogastriques).

EXPÉRIENCE IV. — Gros chien gris de 23 kg. 900,

4 août 1902. — Après anesthésie préalable et laparotomie, on sectionne tous les filets du pneumogastrique gauche, se répandant sur la face inférieure de l’estomac. Ne pouvant atteindre à ce niveau, en raison de leur position profonde, les filets sous-

diaphragmatiques du pneumogastrique droit, on sectionne le tronc de ce nerf dans sa portion cervicale,

9 août.— L'animal a très bien supporté l'intervention etilest en excellent état, On commence aujourd'hui à lui faire ingérer des bacilles en suspension dans du bouillon de Liebig, le matin, à jeun. L'expérience n'a présenté aucun incident particulier.

Le chien a toujours bien mangé, jamais de troubles gastriques ou intestinaux.

29 octobre. — L'animal est sacrifié, I pèse /9 kilogrammes.

Durée de l'expérience, quatre-vingl-neuf jours. A ingéré vingt-six fois des bacilles (v. tableau).

Aulopsie. — Entièrement négative. L'eslomac ne présente aucune modification macroscopique appréciable. Nous n avons pas encore pratiqué de coupes histologiques.

Pas de tuberculose intestinale, ni des viscères abdominaux.

Ulcéralions mécaniques de la muqueuse.

Expérience V, — Chien épagneul de 19kg.500,

2 août 1902. — On crée une fistule gastrique,

Par cette fistule, on pratique à l’aide d'une aiguille galvanique de nombreuses cautérisations de la muqueuse gastrique dans le but d'ouvrir des portes d'entrée à l'infection tuberculeuse au moment de la chute des escarres.

Les suites opératoires locales sont bonnes, mais l'animal à pris un abcès sous-cutané de la face inférieure de l'abdomen.

Cette complication le rend assez malade pendant quelques Jours.

9 août. —- On donne pour la première fois des bacilles en suspension dans du bouillon Liebig, l'animal étant à jeun. On conünuera régulièrement les ingestions (v. tableau).

23 août, — L'animal est en bonne santé.

Il à pourtant maigri (16 kg. 900). On produit à nouveau des lésions mécaniques de la muqueuse au moyen d’une sonde canelée, introduite par la fistule gastrique et promenée rudement contre les parois de l'estomac. Cette opération est pratiquée l'animal étant sur le dos,

Lorsqu'on traumalise la muqueuse stoma ale, le chien à une petite toux et fait des mouvements de déglutition, analogues à ceux exécutés dans la nausée.

On injecte ensuite dans l'intérieur de l'estomac des bacilles tuberculeux, en suspension dans l'eau salée, Si, comme cela est arrivé dans la moitié des cas environ, l'animal vomit après ces grattages de la muqueuse gastrique, on administre à nouveau des bacilles,

L'expérience se poursuit sans incident notable; le sujet est un peu languissant et maigril,

9 septembre. — L'animal est sacrifié. Poid, /2 kilogrammes.

Durée de l'expérience, trenle-neuf jours. À eu vingt-quatre ingestions de bacilles, et quatorze fois on à traumatisé la muqueuse immédiatement avant de donner les microbes.

Aulopsie., — Tous les organes thoraciques ou abdominaux sont sains.

L'eslomac ne présente pas d'altération macroscopique visible extérieurement. Le long de la petite et de la grande courbure, on trouve quelques ganglions légèrement augmentés de volume. Le ganglion pylorique est notablement hypertrophié (recueilli). A l'ouverture de la cavité slomacale, on ne constate pas de lésions macroscopiques grossières visibles. En regardant avec une extrême attention, on peut voir, réparties entre les plis de la muqueuse, quelques petites taches blanchâtres, linéaires, restes probables des lésions de grattage pratiquées fréquemment sur la muqueuse.

Nulle part, on ne trouve de lésions tuberculeuses appréciables. (On recueille un fragment de la muqueuse stomacale pour pratiquer des coupes).

L'orifice pylorique est sain.

Depuis le duodénum Jusqu'au rectum, il est impossible de

lrouver des lésions tuberculeuses intestinales.

EXAMEN MICROSCOPIQUE

I. Parot stomacale. — L'examen histologique d'un fragment de la paroi de l’estomac, prélevé dans la région le plus souvent

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