‹ Des ulcérations tuberculeuses de l'estomac: étude clinique, expérimentale et anatomo-pathologiqueChapitre 72 sur 95 · ABS · texte numérisé non relu

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traumatisée, confirme la notion, recueillie à l'examen macroscopique, qu'il n'y a aucune lésion visible aujourd'hui ni tuberculeuse, ni autre, dans aucune des tuniques.

IT. Ganglion pylorique. — Ses follicules sont tous en hyperplasie intense. [ls tendent à se fusionner par leurs bords, de façon à constiluer par place une grosse bande discontinue, dans laquelle se montrent çà et là des centres nodulaires, où les noyaux deviennent plus rares, plus irréguliers et plongent

dans une substance fondamentale rosée, pulvérulente.

Ulcéralions artificielles de la muqueuse par ingeslion d’émélique.

ExPérieNcE VI. — Chien blanc, taches noires, de 16 kilogrammes,

22 septembre 1902, — On donne à ce chien une pilule contenant 10 centigrammes de tartre stibié. Cette ingestion occasionne des nausées et des vomissements légers.

On continue alors à administrer dix doses semblables d'émétique-les 23, 24, 26, 27, 28"septembre,. r°",. 8 et 12 octobre, On administre, en alternant avec les pilules, le matin à jeun, du bouillon de Liebig chargé en bacilles de Koch. On a ainsi donné six fois des bacilles.

20 octobre. — En dehors de quelques nausées et de vomissements consécutifs au tartre stibié, l'animal n'a pas présenté de symptômes particuliers. Poids, 15 kilogrammes.

15 novembre. — On sacrifie le chien. Poids : / 7 kilogrammes.

Durée de l'expérience, soiranle-lrois jours.

Aulopsie. — Quelques tubercules pulmonaires, Pas de tuberculose du foie, de la rate ou des reins.

Eslomac : Pas de lésions gastriques ulcéreuses appréciables, Pas trace de cicatrices consécutives à des ulcérations. Dans toute la région du grand cul-de-sac, la muqueuse assez fortement hyperémiée, présente une surface très irrègulière. Les ganglions de la petite et de la grande courbure sont un peu augmentés

de volume, mais ne contiennent pas de bacilles dans les frottis.

Dans la portion terminale du jéjunum, se voit une zone très congestionnée, à surface irrégulière, mais non ulcérée.

Les plaques de Peyer y sont très visibles, et assez profondé ment modifiées, sans pourtant présenter de tuberculose à l'examen macroscopique (recueillies),

ÊÈXAMEN MICROSCOPIQUE.

I. Plaque de Peyer. — Sur les coupes, on est en présence d'une plaque de Peyer. À son niveau et même assez loin, autour d'elle, toutes les villosités paraissent considérablement hypertrophiées; leur conformation en massue est très exagérée et d'abondantes cellules rondes les infiltrent dans leur partie libre, Souvent, elles font même une ligne de confluence sous l'épithélium de revêtement. Peut-être les cellules caliciformes des glandes de Lieberkühn sont-elles trop abondantes, trop dilatées par le mucus. C’est tout ce que l'on peut noter du côté de la couche glandulaire.

Quant aux follicules de la plaque de Peyer, 1ls sont incontestablement en hyperplasie. Ce qui le prouve, c'est la tendance à se fusionner par leurs bords, c'est aussi le fait de déborder dans certaines villosités implantées à leur niveau.

L'un d'entre eux, très certainement, est tuberculeux; son centre, à l'hématéine-éosine, offre déjà des noyaux altérés, inégaux, déformés plongeant dans une substance fondamentale, rosée, pulvérulente qui précède la caséification.

Les diverticules de la muscularis mucosæ, enveloppant les follicules de la plaque, ont pris une teinte vitreuse, un peu opaque,

En somme, plaque de Peyer {uberculeuse, mais sans ulcéra-

IOnS, AV aséification tout à fait commençante, Hions, avec caséification tout à fait commençant

Ulcérations arlificielles de la muqueuse

par ingestion d'émétique.

Expérience VIT. — Chien griffon. Poids : 15 kg, 800. 26 septembre 1902, — Ce chien, d'un caractère difficile,

reçoit pendant quatre jours consécutifs (10 centigrammes chaque jour) de tartre stibié en pilules.

i°" octobre. — L'ingestion de pilules a été suivie une ou deux fois de nausées, mais pas de vomissements.

5 octobre. — L'animal a reçu deux fois des portions copieuses d'émulsions de bacilles tuberculeux dans du bouillon Liebig.

9 octobre, — Nouvelle administration de 10 centigrammes d'émélique, suivie le lendemain d'ingestion de bacilles.

13 octobre. — Le chien qui a eu hier une dose pilulaire plus forte (15 centigrammes) de tartre stibié, suivie de vomissements, prend aujourd'hui des bacilles pour la dernière fois.

25 octobre. — L'animal est sacrifié. Poids: 15 kilogrammes. Durée de l'expérience, {rente jours. Six ingestions de tartre stibié, Quatre ingestions de bacilles.

Aulopsie. — Pas d'amaigrissement. Tous les organes thoraciques et abdominaux ne présentent aucune altération.

Estomac : Dans le grand cul-de-sac, le long de la grande courbure et sur les parois sont disséminées une quinzaine d'ulcérations environ (recueillies). Ces ulcérations, de volume variable, sont néanmoins toutes assez petites. Klles varient de la grosseur d’un grain de mil à celui d'une tête d'épingle en verre. Elles se présentent sous la forme de petits cratères à fond brunâtre, comme escarrotique, à bords légèrement surélevés, blanchâtres, se continuant sans altérations avec la muqueuse environnante, Pas de suffusion sanguine sous-muqueuse. Les ulcérations sont invisibles sur la face séreuse de l'estomac.

On ne trouve pas trace de tubercules macroscopiques, ni au niveau, ni au pourtour des ulcérations. La région pylorique est saine.

Pas d'adénopathie périgastrique.

Intestin grêle. — En trois points de sa longueur (région

moyenne ou terminale) semblent exister des lésions tuberculeuses discrètes (recueillies).

ÎXAMEN MICROSC( PIQUE,

[. Ulcéralion de la muqueuse du grand cul-de-sac. — Sur nos coupes histologiques, nous n'avons rencontré que de toutes petites ulcérations punctiformes et cratérilormes par évacuation partielle, mais pas de lésions hislologiquement tuberculeuses.

En effet, ces petites ulcérations apparaissent sous forme de coins qui entament la muqueuse. A leur périphérie, existent quelques infiltrations de cellules rondes, sans caractères, Ce qui reste du coin, en partie éliminé d'ailleurs, se présente sous l'aspect d'une masse granuleuse un peu sombre où l’on ne distingue plus aucun élément. La pointe du territoire nécrobiosé s'avance jusqu'au contact de la muscularis mucosæ.

Dans la sous-muqueuse, à son niveau, les cellules rondes abondent, puis à quelque distance, les {uniques gastriques reprennent leur constitution normale, Ainsi done, au microscope, il semble qu'on à affaire qu'à l'escharificalion locale due à l'action du tartre stibié et, du moins autour de cette ulcéralion, n'apparait aucun tubercule histologiquement constitué. Pas de bacilles dans les coupes.

IL. Jnlestin grêle. — La lésion tuberculeuse, au microscope, est intense. Elle siège exclusivement dans la sous-muqueuse et dans les couches voisines de la musculeuse.

La muqueuse, à ce niveau, offre toutefois un gonflement et une augmentation du nombre des cellules caliciformes. Cellesci descendent même très profondément dans l'intérieur des glandes qui présentent les points clairs jusqu'à l'extrémité de leur cul-de sac. Les villosités ont aussi comme un véritable renflement à leur partie moyenne et paraissent, à ce niveau, dilatées par une accumulation de petites cellules rondes. Nulle part, il n'y a de formation nodulaire; cette dernière infiltration est diffuse.

Dans la sous-muqueuse, existent plusieurs grandes nappes

oblonques, en grande partie épithélioïdes, à centre fragile tom-

ar ee

bant dans les manipulations, mais nettement granuleux, trouble quand il est resté en place.

La lésion la plus curieuse sur laquelle nous ne pouvons insister ici, nous est présentée par la musculeuse; au même niveau, on v voit et des infiltrations et des formations nodulaires de cellules rondes et épithélioïdes, devant lesquelles le musele lisse dispa-

rail, mais très lentement, après avoir été comme dissocié.

Certains de ces tubercules musculaires s'avancent très près de la séreuse et n'en sont séparés que par un ou deux fascicules

musculaires.

Il. — Infection de la muqueuse gastrique par injections intravasculaires de bacilles.

Expériences VIII à XI. — Dans ce second groupe de recherches {voie sanquine pure), on a ulilisé r veau, 2 chiens et 1 lapin. Le virus tuberculeux a toujours élé porté directement dans le torrent circulatoire, à l'exclusion de tout autre mode d'inoculation.

Les injections ont été faites, suivant un manuel opéraloire indiqué pour chaque expérience, tantôt dans la veine auriculaire, tantôt dans l'aorte thoracique, tantôt enfin dans les branches efférentes du cerele artériel péristomacal.

La nature des cultures employées a varié dans chaque expérience. Le veau de l'expérience VIII a reçu des bacilles de la tuberculose poussant en bouillon, en culture homogène suivant le procédé de S. Arloing, deux chiens (exp. IX et XI) ont eu des bacilles de souche humaine provenant d’une culture sur pomme de terre; enfin un lapin (exp. X) a été infeeté avec une tuberculose d'origine bovine,

ee —

Injection intra-veineuse.

Exr£érieNce VITE. — Veau froment clair, Poids : 95 kilogrammes. 17 juillet 1902. — On inocule dans la veine auriculaire

4 centimètres cubes de tuberculose poussant en culture liquide homogène, dans le but de constater les lésions de tuberculose miliaire qui pourront succéder à cette inoculation.

La température de l'animal, qui était de 38°8 au moment de l'inoculation, s'élève brusquement en deux jours à 40 degrés, pour fléchir à nouveau et osciller autour de 39°5, tandis qu'à partir du douzième jour à dater de l’inoculation jusqu'à la mort, elle n'a cessé de se maintenir entre 40°5 et 4191.

Pendant toute cette période, l'animal reste couché, tousse, à le poil hérissé. Il est triste, ne mange pas, maigrit beaucoup, et enfin finit par succomber aux progrès de l'infection tuberculeuse.

22 août, — Mort du sujet. Poids : 7 7 kilogrammes.

Durée de l'expérience : (rente-neuf jours.

Aulopsie. — A l'ouverture du thorax, pas de pleurésie, ni d'adhérences. Les lobes antérieurs du poumon droit sont hépa- Lisés, rouge intense, et, sur la coupe, on voit de nombreuses granulations tuberculeuses. Le lobe postérieur est le siège d'une pneumonie tuberculeuse généralisée.

A gauche, toute la hauteur du poumon est envahie par le processus pneumonique. Il va au fond de l'eau, mais il est

impossible d'y trouver de tubercules visibles à l'œil nu.

Ganglions trachéo-bronchiques volumineux, paraissant infiltrés sur la coupe. Bacilles nombreux dans les frottis.

Rien au cœur.

Abdomen. Pas d'ascite, Pas de lésions péritonéales, ni épiloiques.

Foie, Pas d'altérations tuberculeuses visibles. Les frottis contiennent des bacilles.

La rate est énorme, très allongée, sans lésions apparentes,

Les reins sont le siège de lésions Ilobulairés, caséeuses, très accusées. Quelques lobules constitutifs sont réduits à

er Le

l'élat de cavernes remplies d'un mastic presque purulent.

Quelques granulations sont réparties dans l'épaisseur de la substance corticale,

Pas de lésions apparentes des (rois premiers compartiments gastriques. =

Caillette. — Pas d'altérations macroscopiques visibles dans la plus grande partie de son étendue. Pas de tubercules sousmuqueux. }

Néanmoins, du côté de l'orifice pylorique, on constate l'existence de deux petites ulcérations, de l'étendue environ d'une pièce de 20 centimes, légèrement cratériformes, à bords surélevés, à fond rosé et irrégulier. Pas de semis de granulations tuberculeuses à leur niveau.

L'anneau pylorique est légèrement rétréci par la présence d'une masse de forme vaguement conique, un peu allongée, formant un épaississement très appréciable de la région. Il semble qu'on soit en présence d'une masse {uberculeuse développée dans l'épaisseur de la paroi (recueillie).

D'ailleurs, l'aspect macroscopique de ces lésions est absolument comparable à celui de la pièce recueillie sur un autre veau et représentée dans la figure 8.

Intestin. — La portion grêle et le gros intestin ne présentent pas de granulations (recueilli), Il existe peut-être de petites ulcérations au sommet de follicules lymphatiques hypertrophiés.

Les ganglions mésentériques sont volumineux et hypertro-

phiés. Quelques bacilles dans les frottis

EXAMEN MICROSCOPIQUE

I. Masse pylorique. — Sur les coupes microscopiques, il est très évident que les petites dépressions cupuliformes de la muqueuse répondent à une lésion de la couche glandulaire. En dehors de la dépression et sur ses bords, les glandes gastriques pyloriques sont normales. Au moment où la dépression apparaît, les glandes diminuent de hauteur ; leurs deux tiers superficiels sont perdus dans une infiltration de petites cellules rondes ou

ovales et même on peut constater, qu'au niveau de cette lésion, les bourgeons interglandulaires, saillants du côté de la cavité gastrique, sont devenus véritablement fibroïdes. Enfin, cette infiltration a déterminé dans toute la longueur du collet des glandes la perle de cohésion, la dislocation de l'épithélium de revêtement. lin somme, il semble bien que lon soit en présence de petits foyers de gastrile inlerslilielle, mais dont l'histologie ne permet pas d'affirmer la nature.

IT. Parois de l'intestin grêle. — Sur les coupes de l'intestin, les espaces interglandulaires semblent trop riches en cellules rondes; ceci d’une façon uniforme de la profondeur jusqu'à l'orifice des glandes, où il y a une véritable nappe pour ainsi dire continue de ces cellules rondes.

Au milieu de cetle nappe, les goulots des glandes se distinguent difficilement, tant les cellules deviennent confluentes à ce niveau.

Pas d'édifications tuberculeuses histologiquement typiques.

Injection inlraorlique.

SxXPÉRIENCE IX, — Chien épagneul brun, Poids : 14 kilogrammes. Santé parfaite,

12 septembre 1902.. — On décide de confier à la circulation artérielle la tâche de répandre des bacilles de Koch de souche humaine dans toute la partie du corps située en arrière du diaphragme, conséquemment, dans l'estomac,

Pour cela, on fixe l'animal sur une table, on l’endort par le chloral, on découvre une des artères fémorales sur une certaine longueur ; on lie ce vaisseau à la partie inférieure de la plaie. A la faveur d'une incision pratiquée sur le segment supérieur, on introduit dans l’artère une longue sonde souple, du genre de celles qui servent à faire le cathétérisme de l'uretère, d'un volume tel que les parois du vaisseau s'appliquent exactement à sa surface.

La sonde à été préalablement remplie d'eau salée à 7 pour 1900. On l’engage graduellement jusqu'à ce que son extrémité

atteigne le milieu de la portion thoracique de l'aorte. On injecte dans cette sonde une émulsion de bacilles humains, très finement lamisée, avec une très grande lenteur, non sans avoir laissé s'échapper un jet de sang artériel de l’intérieur de la sonde avant de pousser l'injection. On retire la sonde, doucement, comme on l'avait indroduite et on lie le segment supérieur du vaisseau,

L'opération n'inflige aucun trouble notable à l'animal.

Du 12 au 28 septembre, l'animal reste lriste, au fond de sa loge ; il mange médiocrement et sans grand appétit. Sa lempérature oscille entre 38°8 el 39°6. Du 28 septembre au 5 octobre, l'appétit diminue considérablement, L'animal rend des selles diarrhéiques rougeâtres ; enfin, il succombe seize jours après l'inoculation.

Aulopsie. —- L'animal ne pèse plus que 70 kq. 600.

Des lésions tuberculeuses miliaires s'observent dans tous les viscères de l'organisme, sauf le cerveau. Nous n'insisterons que sur lés lésions de l'appareil digestif.

Sur le grand cul-de-sac de l'estomac, on aperçoit à Jour frisant sous le péritoine de très petites élevures dues à des tubercules. Ces élevures sont presque confluentes sur le petit cul-desac et dans la région pylorique. Ces points offrent d’ailleurs une teinte rosée générale. Immédiatement à la suitede l'anneau pylorique, la surface du duodénum présente une sorte d’ecchymose violacée, large d'un demi-centimètre et longue de 1 em. 25 environ.

A son voisinage immédial, on trouve le ganglion Iymphatique pylorique volumineux (recueilli), ainsi que des granulations tuberculeuses sous-séreuses. Les ganglions, situés le long de Ja grande courbure, ont leur volume habituel,

A l'ouverture de l'estomac, on ne note pas d’altérations visibles dans toute l'étendue du grand cul-de-sac.

La petite tubérosité, ainsi que la région prépylorique, est remplie par une sorte de magma sanguinolent.

La paroi, une fois détergée, ne laisse pas voir d'ulcération de

la muqueuse, La cause de l'hémorragie semble donc devoir

ET. — 294 — ' êlre recherchée du côté du duodénum, ainsi que l'indiquent ns quelques caillots noirâtres à cheval sur l'anneau pylorique. € Re: En somme, dans l'estomac, pas trace de lésion tuberculeuse S

EE: au niveau de la muqueuse.

Sur la séreuse, au contraire, nombreuses petites granulations s miliaires, Une cause accidentelle a empêché l'examen: histolo- ro es gique de la paroi stomacale. F # Dans le duodénum, immédiatement à la base du versant intes- ex #4 üinal de l'orifice pylorique, s’observe une grande ulcéralion , = (recueillie pour coupe) dont la face correspond à la tache ecchy- ” molique observée sur la face externe du duodénum. Cette ulcération(v. fig. 2), de forme ovalaire, longue derem.50 ee ns. sur 1 centimètre de large, a son grand axe dirigé transver- < salement. Elle a vaguement la forme d’une bourse dont l'entrée 4 ‘ est légèrement rétrécie. Les bords qui limitent cet orifice sont : épaissis, irréguliers, mamelonnés. Sur une moitié de leur étendue,

#4 ils sont surélevés, en remparts et, minés en dessous, surplom- L bent le fond de l'ulcération. 5 24 L'autre moitié est, au contraire, constituée parun rebord légèrement épaissi, il est vrai, mais ne surplombant pas la cavité, et 33% se continuant en pente douce avec la paroi de l'ulcère. Dissé- Re minées dans l'épaisseur de ses bords, se remarquent quelques petites granulations, très visibles sur la figure, qui semblent < 40 être de petits tubercules. d Au pourtour de l’ulcération, pas d'altérations appréciables de | =

la muqueuse intestinale. :

; Le fond de l’ulcus est excessivement mince, presque transpa- >. "72 rent. Il est exclusivement constitué, semble-t-il, par la séreuse el la sous-séreuse, peut-être doublées d'une mince couche de ee musculeuse. Le fond, sillonné de fines brides, présente en un 4 point une tache brunätre qui n'est autre qu'un caillot sanguin ; Dre adhérent à la paroi. Il marque très probablemenl l'emplacement

” du vaisseau ulcéré qui a donné lieu à l'hémorragie. ne

Tandis que cette ulcération occupe la face antéro-postérieure à du duodénum, on trouve sur la face postérieure de ce conduit e une pelile ulcéralion (recueillie pour coupes) du volume de la 4

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Prancne II.

F1G. 2 (Exp. IX). — Chien. Grand ulcère de la portion juxtapylorique du duodénum après injection de bacilles de Koch dans la porlion thoracique de l'aorte.

Disposition particulière des bords, minés en dessous, très apparente.

Fic. 3 (Exp. IX). — Chien. Coupe verticale du grand ulcère duodénal représenté figure 2.

1, surface épithéliale normale de l'intestin; D, lambeau de muqueuse profondément miné en dessous; dans son épaisseur, persistent quelques amas glandulaires; 2’, couche épaisse de cellules épithélioïdes s’étalant aussi sur le fond; 3, artérioles oblitérées par endartérite.

LA ee 7.

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