‹ Des ulcérations tuberculeuses de l'estomac: étude clinique, expérimentale et anatomo-pathologiqueChapitre 74 sur 95 · SOU · texte numérisé non relu

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cubes d’une dilution dans l’eau salée d'une culture de tuberculose bovine. La virulence de cette culture s'était montrée très grande.

Le lapin supporte très bien l'opération.

15 octobre. — Rien à signaler de particulier dans l'état du sujet qui maigrit beaucoup. |

2 novembre. — Mort de l'animal. Poids : { kg. 860 grammes.

Durée de l’expérience, cinquante el un jonrs.

Aulopsie. — Amaigrissement extrême.

Tous les organes sont le siège d’une tuberculose miliaire intense, presque confluente, particulièrement dans le poumon gauche, les reins et le foie.

Pas de tubercules pleuraux manifestes. Cerveaux et méninges non examinés.

Le péritoine présente quelques petites granulations tuberculeuses discrètes, qui se rencontrent aussi en petit nombre dans les épiploons. j

Eslomac. — Sur la face extérieure séreuse, on ne trouve que de très rares petits tubercules ; pas d’autres altérations macroscocopiques. 4

Sur la face muqueuse, le grand cul-de-sac est parsemé d’érosions le plus souvent linéaires ou irrégulières, moniliformes, parfois circulaires et du volume d’une tête d'épingle. Au niveau de toutes ces exulcérations qui semblent limitées à la muqueuse, on voit une forte infiltration sanguine en certains points, presque de petites hémorragies. Les bords de ces ulcérations, au nombre d'environ vingt-cinq, sont légèrement surélevés, sans tubercules miliaires visibles au voisinage.

Dans la région pylorique, se voient une dizaine de petites ulcérations (recueillies) les unes punctiformes, les autres formant de petits cratères à bords surélevés, dans lesquels pourraient se loger un ou deux grains de mil. Ces ulcérarations sont remplies d’un caillot noirâtre, adhérent, et, par transparence, elles apparaissent manifestement situées sur le trajet de distribution des artérioles émanées des deux courbures au point où les vaisseaux se résolvent en capillaires.

Pas de tubercules sous-muqueux visibles. Pas d'augmentation de volume manifeste des ganglions lymphatiques périgastriques. L’intestin ne présente pas d'ulcérations spécifiques, mais seulement quelques tubercules isolés sur sa longueur.

EXAMEN MICROSCOPIQUE

I. Ulcérations pyloriques. — Sur les coupes, on trouve, du côté de la muqueuse, des altérations très marquées. Elles se traduisent par l'élimination au sein du mucus de surface de moules glandulaires et de cellules glandulaires isolées. Cette couche de mucus, qui comprend ces débris de glandes, est souvent aussi élevée que la couche glandulaire elle-même.

L'épithélium de revêtement des bourgeons interglandulaires a disparu ; la charpente fibro-musculaire des glandes reste en place et les tubes glandulaires sont remplis par des cellules à protoplasma clair, dont les noyaux s'échelonnent de la profondeur jusqu’à la surface. A l’hématéine éosine, toutes ces cellules contenues encore dans les tubes, sont semblables les unes aux autres.

Toujours en étudiant cette muqueuse, on la voit, çà et là, entamée plus ou moins profondément par une ulcération remplie de mucus contenant les moules et les cellules glandulaires éliminées. À son niveau, les tubes des glandes sont réduits de hauteur, leur charpente est dilacérée. Souvent, on peut voir des débris noirâtres, probablement nécrobiosés, provenant de moules glandulaires ou de parcelles de la charpente. Mais, on peut dire que, sur aucune coupe, on ne retrouve un territoire de la muqueuse normale; toutefois, elle ne paraît être elle-même le siège d'aucun tubercule.

Ceux-ci commencent à apparaitre, très rares, en pleine musculaire muqueuse, et c'est dans le tissu conjonctif, situé immédiatement en dehors de la musculaire muqueuse, que nous trouvons une véritable nappe de cellules rondes, souvent epithélioïdes.

Cette nappe varie d'épaisseur, mais elle existe partout, plus ou moins accusée.

On peut même ajouter que, au voisinage d'artérioles, sous les

culs-de-sac des glandes, se voient des peliles masses nodulaires de cellules rondes, et que les artérioles offrent déjà un certain degré de prolifération de leur endartère. La nappe tuberculeuse sous-muqueuse ; s'avance souvent en dehors jusqu'au contact du muscle gastrique, sans l'infiltrer. Il a été impossible de trouver des bacilles dans les coupes.

II. Ulcérations du grand cul-de-sac. — Les lésions sont les mêmes, mais à un moindre degré. Toujours épaisse couche de mucus, remplie de moules et de cellules glandulaires, quoique moins épaisse que sur le fragment précédent ; même dislocation des tubes glandulaires. Par places, petites cupules où la charpente des glandesse dilacère et où les glandes diminuent de hauteur.

De même, dans la sous-muqueuse, infiltration tuberculeuse sous la muscularis mucosæ, mais moins continue et moins épaisse ; points embryonnaires au voisinage des vaisseaux et dans la zone des culs-de-sac.

Injection dans les vaisseaux gastriques.

Expérience XI. — Chien caniche noir, 13 kg. 400.

16 août 1902.— Znjeclion intra-arlérielle (dans le cercle artériel de la grande courbure) d'un demi-centimètre cube d’une dilution très chargée en bacilles tuberculeux jeunes et virulents. Du graphite finement pulvérisé étant ajouté à la masse bacillaire, on voit tres nettement l'injection remplir le vaisseau et se répandre jusque dans les fins ramuscules intrapariétaux. En raison de l'hémorragie consécutive à la plaie artérielle, on doit lier les vaisseaux en deux points à cause de la récurrence sanguine. Il y a donc combinaison d’une embolie bacillaire artérielle et de l'ischémie partielle de la région inoculée.

4 septembre. — Pas de complications opératoires, néanmoins l'animal a maigri {rès fortement, de près de 4 kilogrammes.

Pas de symptômes gastriques, pas de diarrhée,

20 septembre. — L'état généralest meilleur, Poids ro kilogrammes,

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