‹ Des ulcères en généraleChapitre 2 sur 15 · CLASSIFICATION DES ULCERES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES ULCERES

Le temps et l’espace ne nous permettent pas de faire connaître les nombreuses divisions que les auteurs ont proposées.. Voici celle que nous avons cru devoir adopter; elle est fondée sur la considération des causes qui leur donnent naissance.

Examinés sous ce rapport, les ulcères nous présentent trois circonstances bien différentes :

1° Nous voyons des ulcères qui résultent directement , qui sont produits par le progrès même de l’affection qui les entretient, et dont ils ne sont , à vrai dire, qu’une des manifestations extérieures, qu’un des phénomènes, qu’un des degrés particuliers, tels : l’ulcère cancéreux par suite de l’ulcération d’une tumeur cancéreuse; l’ulcère syphilitique constitutionnel spontanément établi; les chancres consécutifs, les syphilides ulcéreuses; l’ulcère scrophuleux établi directement et spontanément ou qui résulte de l’ouverture d’un abcès de même nature ; l’ulcère scorbutique qui se manifeste par l’érosion des tissus, à la suite des ecchymoses scorbutiques; l’ulcère phagédénique , l’herpétique. Tous ces ulcères nous semblent devoir être réunis dans un même groupe

qui formera noire premier genre , et que nous désignerons sous le nom d’ulcères spécifiques.

2° Les ulcères qui accompagnent la carie et la nécrose , ou ceux que détermine la présence de tout corps étranger, ne sont en réalité que des symptômes des affections auxquelles ils doivent leur naissance. Nous en formerons un second genre sous le nom d’ulcères symptomatiques.

5° Dans un troisième genre se trouvent pour nous , 1° les ulcères dont la cause de formation est toute locale, dont les uns sont le résultat d’un travail organique spontané, et dont les autres , au contraire , sont la conséquence d’une lésion traumatique ; les uns et les autres ne peuvent guérir spontanément, en raison des circonstances, soit générales, soit locales, que présente actuellement le sujet qui en est atteint. Pour comprendre cette impossibilité, il suffit de remarquer que, lorsqu’une fois l’état normal de santé générale ou locale, capable de conserver l’intégrité de nos organes, a été détruit, la nature, pour amener la guérison, se trouve dans la nécessité de développer des moyens curateurs plus énergiques que les moyens conservateurs ; mais il se peut que, directement, elle ne se trouve pas en état d’y suffire, ou bien qu’elle soit entravée dans ses efforts par l’existence d’une cause morbifique le plus souvent générale, quelquefois locale, laquelle, dans certains cas, peut a elle seule produire la maladie.

Nous désignerons sous le nom d’idiopathiques spontanés les ulcères qui résultent d’un travail organique local d’ulcération , et sous le nom d’idiopathiques accidentels seront compris tous ceux qui succéderont à une lésion traumatique. Mais remarquons par avance que ces trois modes d’origine peuvent , bien qu’essenîieliement différens entre eux , donner naissance à des ulcères que des circonstances identiques viendront entretenir, et qui pourront indifféremment revêtir toutes les formes sous lesquelles elles se présentent à nous.

Ier GENRE.

Ülcéres spécifiques .

Ulcères cancéreux et phadégéniques.

syphilitiques et syphiloïdes ou mercuriels.

scorbutiques.

scrophuleux.

herpétiques.

IIe GENRE.

Ulcères symptomatiques.

Ulcères par carie.

par nécrose.

par corps étrangers.

Ht® GENRIÎ.

Ulcères idiopathiques.

Ulcères

variqueux.

fongueux.

calleux.

cutanés.

nosocomiaux.

Dans le chapitre précédent , nous nous sommes bornés à indiquer les causes des ulcères , d’une manière tout-à*fait générale , dans le but d’en faire la base de notre classification ; nous allons maintenant entrer dans quelques détails à ce sujet , nous hâtant toutefois de déclarer que cette classification n’est pour nous que le guide qui nous a paru le plus sûr pour nous conduire dans l’examen de tous les cas qui peuvent légitimement être rangés au nombre des ulcères.

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