‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 10 sur 83 · Deus, deus nam me vetat · texte numérisé non relu

Deus, deus nam me vetat

Inceptos, olim promissum carmen, iambos Ad umbilicum adducere.

(Epo. XIV, 6.)

nul n'est content de sa destinée. Non moins évidemment, la dixième satire est un épilogue ; Fauteur, après avoir justifié une critique adressée antérieurement à Lucilius, fait connaître le rang qu'il espère tenir parmi les poètes contemporains ; il dédaigne la popularité et ne veut plaire qu'au petit nombre de ses amis et de ses protecteurs. Il les nomme tous, et cette énumération est manifestement destinée à clore le recueil, comme il le dit d'ailleurs lui-même, en s'adressant à son esclave :

I, puer, atque meo citus haec subscribe libello.

Le deuxième livre commence également par une sorte de préface. On ne peut, en efiTet, refuser ce caractère à la première pièce : le poète déclare qu'il ne peut s'empêcher d'écrire des satires, malgré la malveillance à laquelle ses écrits précédents l'ont exposé. Mais il n'attaque personne ; il ne fait que se défendre ou combattre le vice, comme a fait Lucilius. Il n'a donc rien à craindre des lois, puisque ses vers honnêtes et bons ont l'approbation de César. C'est là évidemment l'introduction d'un recueil spécial, et d'un recueil postérieur à la publication du premier livre, puisqu'elle répond aux critiques dont les premières satires ont été l'objet K

Pour les Odes, il est constant que le dernier livre a paru séparément. Suétone nous apprend qu'il fut ajouté par Horace, sur la demande d'Auguste, longtemps après

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