Parios ego primus iambos
Ostendi Latio, numéros animosque secutus Archilochi.
(EpL I, 19, 23.) ^ 2. Epi. II, 2, 59-60 :
Carminé tu gaudes, hic delectatur iambis, Ille Bioneis sermonibus et sale nigro.
ET DE LA MÉTRIQUE d'hORAGE 23
iambiques ^; si nous considérons enfin la disposition et l'arrangement du recueil , il nous paraît impossible d'admettre qu'il ait été édité seulement après la mort de l'auteur. Ajoutons que les Epodes se terminent par une palinodie, comme le premier livre des Satires par une sorte de rectification. Mais, même en supposant que, du vivant d'Horace, ces petits poômes n'aient été répandus dans le public que séparément, il faudrait croire qu'ils ont été édités, après sa mort, conformément au texte primitif. Nous pouvons donc, en toute sécurité, y étudier les débuts de la langue et de la métrique d'Horace, puisque, en tous les cas, les Epodes, séparées ou réunies en un livre, ont été, ainsi que les Satires, publiées avant les Odes.
Les deux livres des Satires forment également des recueils bien distincts; outre une sensible différence dans les sujets et dans le ton, le second se distingue par une forme toute particulière. Tandis que les premières satires sont des attaques directes contre les vices et les vicieux du temps, tandis que le poète y exprime toujours personnellement sa pensée, les autres la présentent enveloppée dans un dialogue ou dans un récit. D'ailleurs ils ont tous deux leur prologue. Le poète met le premier livre sous la protection de Mécène, en inscrivant son nom en tête du premier poëme. Cette pièce, qui ne ressemble guère aux suivantes, est une dissertation bien propre à servir d'introduction aux Satires, puisque le poète recherche la cause du plus général des travers humains, et veut expliquer pourquoi