Dans quelques manuscrits on lit « lavât
cinq appartiennent aux Satires et trois aux Epîtres :
Nolim laudarier, inquit.
Desine matroaas sectarier, unde laboris.
Insidias âeri pretiumque avellier an te.
Hortos egregîasque domos mercarier unus.
Tene, ut ego accipiar laute, torquerier omni.
Cœpit et in vitium fortuna labier sequa.
(Epi. II, 1, 94.)
Nulline faterier audes.
(Epi. II, 2, 148.)
Profîciente nihil curarier : audieras, cui.
(Epi. II, 2, 151.)
Les formes primitives du subjonctif en « im » et en « sim » sont très rares chez Horace et ne se trouvent que dans ses premiers écrits :
Edit cicutis allium nocentius.
(Epo. 3, 3.)
Neque ego illi detrahere ausim.
Dexter stetit et cave faxis.
Maia nate, nisi ut propria haec mihi munera faxis.
Quam si cum lumbis quis edit.
Dans les trois premiers livres des Odes, on ne trouve absolument aucun reste de l'antique conjugaison.
Quant aux noms, le génitif • /îrf^, dans Tode 7 du IIP livre, n'est pas suffisamment autorisé. Au contraire,
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fide au datif est incontesté dans les Satires (S. I, 3,95) : « Prodiderit commissa fide sponsumve negarit ».
Quis, à Tablatif ou au datif du pluriel, ne se trouve jamais dans les Odes ni dans les Epîtres ; il se rencontre huit fois dans les Epodes et les Satires :
In quis amantem languor et silentium.
(Epo. 11, 9.)
Quis humana sibi doleat natura negatis.
Quis paria esse fere placuit peccata, laborant.
Quis manus insudet vulgi Hermogenisque Tigelli.
Mediocribus et quis Ignoscas vitiis teneor.
Neque quis me sit devinctior alter.
Cognati quis te salvo est opus.
Divitias miseras, sed quis cenantibus una.
C'est ainsi encore que Tadverbe interrogatif quiy employé neuf fois dans les Satires, ne se rencontre plus que dans quatre vers des Epîtres, et n'apparaît jamais dans les œuvres lyriques :
Qui fit, Msecenas.
Nec soleas fecit, sutor tamen est sapiens. Qui ?
Unde pu tas aut Qui partum!
Qui discrepat istis.
Qui sanior, ac si, etc..
Amator Ëxclusus qui distat, agit ubi secum.
^Edificante casas qui sanior?
Quiridiculus minus illo?
Qui peccas minus atque ego.
Qui possum tôt? ait.
(Epi. I, 6, 42.)
Qui melior servo, qui liberior sit avarus.
(Epi. I, 16, 63.)
Qui minus argutos vexât furor iste poetas*
(Epi. II, 2, 90.)
Qui scis an prudens hue se dejecerit.
Au vers 21 de la satire X du livre I", « seri studiorum, quine putetis Difficile et mirum, Rhodio quod Pitholeonti Contigit », quine nous paraît être le pronom conjonctif suivi de l'interrogation ne, comme « quemne » dans quelques vers de Plaute, de Térence et de Catulle ^ Remarquons, en passant, que ne^ ajouté à un mot interrogatif, forme assez rare en général, se rencontre plusieurs fois dans les Satires et les Epodes,
L Quetone ego servavi.
(Plaute, Mil., I, 1, 12.)
Quemne ego heri vidi ad vos adferri vesperi.
(Térence, And,, IV, 4, 29.
Aii patris auxilium sperem? Quemne ipsa reliqui? Conjugis an fi do consoler memet amore, Quine fugit lentos incurvans gurgite remos ?
(Catulle, LXIV, 180 et 183.
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tandis que les œuvres postérieures n'en ont aucun exemple : « Utrumne » (Epo. I, 7 ; S. II, 3, 251 ; II, 6, 73); « Uterne » (S. II, 2, 107); « Quantane » (S. II, 3, 317) ; « Quone » (S. II, 3, 295).
L'interrogatif ne donne lieu encore à une forme archaïque ou familière, qui se rencontre chez Horace dans les Satires, mais qui est bannie aussi bien des Epîtres que des œuvres lyriques. Ainsi nous trouvons « Vin » S. I, 9, 69 : « Vin tu Gurtis Judœis oppedere »; « Men 30 S. I, 10, 78 : « Men moveat cimex Pantilius », et S. II, 3, 152 : « Men vivo? Ut vivas igitur, vigila » ; « Tun » S. II, 3, 128 : « Undique? Tun sanus »; « Ten » S. II, 4, 83 : « Ten lapides varios lutulenta radere palma ».
On a voulu voir une différence analogue dans l'emploi de « nec » et de « neque », lorsque la métrique permettait de placer Tun ou l'autre ; mais un examen attentif force de reconnaître que le poète n'a consulté que son oreille sans s'imposer une règle diflerente dans les Satires et dans les Epîtres. Il n'est pas vrai que, dans ces dernières, «neque» ne se trouve qu'au premier pied de l'hexamètre \ Use trouve, suivant tous les manuscrits, au deuxième pied Epi. I, 18, 37 : « Arcanum neque tu scrutaberis illius unquam », et au troisième pied Epi. II, 2, 196 : « Invitus facias neque plura parare labores ».
Enfin nous constaterons des variations sensibles dans l'usage que notre poète a fait de certaines formes contractées ou syncopées, qui dérivent de la langue archaïque ou populaire.
Dans les mots de la deuxième déclinaisoti en iits ou