‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 27 sur 83 · Liv. XXII · texte numérisé non relu

Liv. XXII

On peut aussi considérer comme le souvenir d'une tournure archaïque l'emploi du pronom relatif accompagné de son antécédent dans la môme proposition et au môme cas que lui : S. I, 4, 2, « Alii quorum comœdia prisca virorum »; I, 10, 16, « lUi scripta quibus comœdia prisca viris est ». C'est une sorte d'ellipse de l'antécédent, fréquente dans la période archaïque et en prose, que Lucrèce a employée \ et que les autres poètes classiques n'ont point avant Juvénal.

Mais les Epodes présentent une particularité bizarre : le substantif se trouve dans la proposition relative, et l'adjectif à un autre cas dans la proposition principale : Epo. II, 37, « Qui non malarum, quas amor curas habet, Hœc inter obliviscitur? » Les autres œuvres d'Ho^ race n'ont rien de semblable.

Les Satires doivent sans doute aussi à Timitation du langage populaire, sinon archaïque, une liberté plus grande pour la place des mots dans la proposition : ainsi, le mot ac ou atque, qui n'est jamais déplacé par Virgile, ne l'est jamais non plus par Horace, sauf dans les premières satires :

Differtum nautis, cauponibus atque malignis.

Blillibus atque aliis vivo.

Qusestor avus pater atque meus patruusque fuisset.

Hectora Pnamiden animosum atque inter Achillem.

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