‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 28 sur 83 · Cœloque tuentur · texte numérisé non relu

Cœloque tuentur

Quorum operum causas nulla ratione videre

Possunt.

(Lucr., I, 152.)

Et, lui-môme, est déplacé plus fréquemment dans les premières odes que dans les dernières, et plus fréquemment encore dans les satires et les épodes que dans les épîtres : il ne Test jamais dans l'Art Poétique.

On trouve des exemples analogues chez les poètes grecs et latins. Mais les premiers écrits d'Horace sont beaucoup plus libres. Ainsi, dans les Epodes, et est rejeté après deux mots, Epo. 16, 40 : « Etrusca praeter et volate litora » .

On peut considérer comme un archaïsme Tenclitique que ou ve, après un e final bref. Outre les formules de la langue officielle et les textes de lois, on en voit des exemples assez nombreux chez Plante et chez Lucrèce ; il n'y en a qu'un très petit nombre chez Térence, G. Népos et J. César; on n'en trouve aucun chez Gicéron, Salluste, Virgile, Ovide, Phèdre, Perse et Juvénal. Horace n'en a qu'un, dans les Satires :

Quos tibi dat, retinere velis servareque amicos *.

La construction par laquelle un mot, appartenant par le sens aux deux membres d'une phrase, est placé dans le second seulement avec une copulative, employée par Lucrèce ^, est fréquente dans tous les écrits d'Horace. Mais ce n'est que dans les Satires que l'on voit des propositions enchevêtrées l'une dans l'au-

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