Mathise
4. U faut rapprocher un autre cas de génitif partitif, également grec et latin. 0. III, 13, 13 : « Fies nobilium tu quoque fontium »; S. I, 2, 10 : « Animi quod parvi nolit haberi »; Epi. 1, 1, 76 : « Belua multorum es capitum »; S. II, 6, 97 : « Quam sis sévi brevis »; S. II, 3, 137 : « Habitus maie tutœ mentis Orestes ». Cf. Mathise, § 322.
ET DE LA MÉTIUQUE d'hORACE 97
Une tournure plus particulièrement hellénique consiste à faire suivre l'adjectif, au pluriel neutre, d'un génitif masculin ou féminin.
Horace se sert peu de cette forme, qui devient si fréquente après lui, et dont Tite-Live môme use volontiers. Voici les exemples qu'il nous en ofiVe :
Expliciiit viao contractas séria frontis.
Corruptus vanis rertim.
(S. II, î, 25.)
Ridetur ficds rerum.
Tu poscis vilia rerum '.
(Epi. I, 17, 21.)
Si forte necesse est Indiciis monstrare recentibus abdita rerum.
Et cuucta terrarum subacta.
Curse sagaces Expediunt per acuta belli.
Amaraque Curarum eluere efficax.
On voit que, dans les Satires et les Epîtres, sauf un cas, le génitif est toujours le mot « rerum », C'est une locution toute faite. Les exemples des Odes sont plus hardis ; le troisième livre n'en a aucun.
Les adjectifs marquant l'abondance ou la privation régissent l'ablatif ou le génitif; le génitif domine depuis
ne
1. De boas manuscrits donnent « tu poscis vilia verum es ». Nous „. croyons pas devoir adopter cette version, préférée par KeUér et IJolder^
Cicéron ^ Horace le préfère, surtout dans les Odes et les Epîtres, On trouve chez lui exclusivement avec le génitif : « benignus, expers, fertilis, parcus, bibulus, compos, potens, exsors, fecundus, ferax, inops, liber, prodigus, prosper, satur, inane, plenus » ^. Les quatre premiers seuls se trouvent dans les Satires. Les termes de signification analogue, employés avec Tablatif seulement, appartiennent en partie aux Satires, « diflfertum, gravis, nudus, onustum » ^; en partie aux Epodes, au premier, au second et au quatrième livre des Odes : Epo. 8, 14, « Onusta bacis » ; 0. 1, 10, 11, « Viduus pharetra » ; 0. 1, 14, 4, « Nudum remigio » ; 0. I, 22, 3, « Gravida sâgittis » ; 0. II, 12, 5, « Niraium mero » ; 0. IV, 2, 44, « Litibus orbum » . Le troisième livre des Odes et les Epîtres n'ont aucun de ces adjectifs construits uniquement avec l'ablatif. Il est manifeste que le poète préfère, dans les plus parfaits de ses écrits, au cas exclusivement latin, celui qui est à la fois latin et grec.
Quatre adjectifs de cette classe ont les deux cas : « dives, pauper, purus, vacuus » ; mais le génitif domine : aucun cas d'ablatif ne se rencontre dans le troisième livre. Ainsi « dives » est employé deux fois avec l'ablatif et trois foisav6C le génitif*; «pauper » a une fois l'ablatif et trois fois le génitif ^; « purus » a l*ablatif dans les Sati*