Cfi G. IV, 6, 43 : « Docilis modorum
(0. I, IS, 24; III, 9, 10), on rencontre quelques expressions nouvelles, imitations de constructions ancrennes ou grecques : 0. I, S, 11, « nescius aurœ » ; III, 2, 17, « repulsœ nescia sordidœ » ; 0. IV, 4, 6, « laborum inscium » ; 0. III, 3, 1, « tenacem propositi » ; 0. III, 27, 10, « imbrium divina avis »; A. P. 218, « utiliumque sagax rerum et divina futuri » ; A. P* 407, « Musa lyrae soUers » ; A. P. 380, « Indoctusque pilae discive trochive quiescit » .
On le voit, c'est dans les Epîtres que le génie créateur d'Horace se donne le plus carrière. Ses ouvrages diffèrent plus encore entre eux si nous considérons les génitifs marquant l'objet de la crainte ou du désir. Dans les Satires nous ne rencontrons que « metuens » (S. II, 2, 110 : « contentus parvo metuensque futuri »), qui se trouve aussi dans les Odes et dans les Epîtres ^ Dans les Odes, on trouve » cupidus » et « prodigua », anciens également : 0. III, 14, 26, «< litium et rixaêcupidos protervœ » ; 0. I, 12, 37, « animœ prodigum ». Deux expressions de ce genre semblent nouvelles, mais elles sont contestables : 0. II, 6, 7, « Sit modus lasso maris et viarum » ; 0. III, 1, 36-37, <^ dominusque terrae Fastidiosus ». Les Epîtres, au contraire, en présentent plusieurs vraisemblablement créées par l'auteur : Epi. II, 1 , 179, a animum quod laudis avarum » ; et A. P. 324, « Prœter laudem nuUius avaris ». « Avidus » (A* P. 172 : « avidusque futuri ») est plusieurs fois employé avec le génitif par Cicéron. Mais les expressions suivantes sont nouvelles :
Tutus nimium timidusque procellse.
1. 0. ni, 19, 16 : « Rlxarum metuens » ; III, 24, 22 : « Metuens alterîus viri j>^;^Çpl. II, 2,^15j « Metuens pendentis habense ».
ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 101
III0 ferat pretiam pœnœ secarus opînor.
^pl.n, 2, 17.)
Quem bibulum liquidi média de luce Falemi.
(Epi. I, 14, 34.)
Si forte in xnedio positorum abstemius.
(Epi. I, 12, 7.)
De ce dernier adjectif, on peut rapprocher le participe « abstinens » :
Abstinens Ducentis ad se cuncta pecunise.
Citons enûn quelques expressions où l'imitation du grec semble évidente, et dans lesquelles le génitif a un sens locatif^ : S. I, 9, li, « te, Bolane, cerebri Felicem » ; I, 10, 21, « seri studiorum » ; peut-fitre aussi S. II, 2, 66, « In neutram partem cultus miser » ; S. II, 3,6S, « Integer est mentis »; et II, 3, 220, « Integer est animi ». Ce dernier adjectif se retrouve de même dans des Odes : 0. I, 22, 1, « Integer vitae ». Dans le second livre, on lit encore, 0. II, 2, 6, « Notus in fratres animi paterni ». Cet usage de « animi » abonde déjà, avec d'autres adjectifs, chez Plante, Térence, Lucrèce, Cicéron et Salluste.
La prédilection d'Horace pour le génitif est visible dans l'usage qu'il fait du verbe « egere » , également latin avec ce cas et avec l'ablatif. Employé une quinzaine de fois, principalement dans les Epîtres, il n'a que deux fois l'ablatif : 0. 1, 22, 2, « Non eget Mauri jaculis nec arcu » ; Epi. I, 10, 11, «. Pane egeo ». Mais les génitifs, plus justement appelés grecs, après certains verbes qui