‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différentsChapitre 51 sur 83 · H4 DES VARIATIONS DE LA LANGUE · texte numérisé non relu

H4 DES VARIATIONS DE LA LANGUE

Parto quod avebas.

Aut ego lecto Autscripjx) quod me tacitum juvet.

Excepte quod non simul esses .

(EpL 1, 10, 50.)

Vilibus in scopîs, in mappis, in scobe quantus Consistit sumptus? Neglectis, flagitium ingens.

Ajoutons encore l'exemple suivant, où le participe absolu joue, à lui seul, le rôle d'une proposition :

Et casu tune respondere vadato Debebat *.

1. D*autres tournures encore sont le partage de la poésie familière; par exemple les ellipses :

Unde mihi tam fortem t&mque fidelem f

Unde mihi lapidem ?

Quo mihi fortunam, si non conceditur uti f

(Epi. 1, 5, 12.)

De même le datif éthique, tour de conversation, ne se trouve guère que dans les Satires, sauf un cas dans les Epodes et un dans les Odes :

Quid tibi vis, mulier.

(Epo. 12, 1.)

Hic vivum mihi cespitem, hic Verbenas, pueri, ponite turaque.

Diceret hsec animus quid vis tibi ?

Ac mihi seu longum post tempus venerat hospes.

Quid tamen ista velit sibi fabula.

(Si 11^ 5, 61.)

(Cf; Dittel, De Dativi usu à^ud H.)

ET DE CA MÉTRIQUE d'hORACE H5

Si, dans la syntaxe des cas, Tusage du génitif distingue principalement la langue d'Horace, dans la syntaxe des verbes c'est l'extension de l'infinitif ^ C'est là, on peut le dire, le caractère le plus particulier de sa syntaxe ; personne autant que lui n'a imité les Grecs dans l'emploi de ce mode.

En général l'infinitif, qui de sa nature est comme un intermédiaire entre le substantif et le verbe, tient plutôt du verbe chez les Latins, et du substantif chez les Grecs. Tantôt il est accompagné d'un substantif qui lui sert de sujet, et cette sorte de proposition, dite infinitive, est elle-même ou le sujet ou le régime du verbe principal. C'est la tournure la plus latine, celle où l'infinitif est plus proprement un mode du verbe. Tantôt l'infinitif seul sert de sujet ou de régime ; il suppose dans le premier cas un sujet indéterminé et, dans le second, le même sujet que le verbe principal. D'autres fois, il se joint immédiatement, sans sujet exprimé ni sous-entendu, à un verbe marquant une tendance vers l'action, lequel joue le rôle d'un auxiliaire. Enfin il sert, pour ainsi dire, de régime indirect après un verbe ou même un adjectif. Tout hellénique, cette dernière tournure est en latin presque exclusivement poétique, et notre poète s'en est particulièrement servi.

La tournure de la proposition infinitive, plus faite pour la prose que pour la poésie, est très fréquente dans les Satires et les Epîtres, après « dicere, scire », ou les analogues de ces verbes : « mirari, sentire, videre, fi* dere, credere », etc. Même les vers où Horace en a fait usage par extension, après d'autres verbes, se trouvent tous dans les Satires et dans les Epîtres :

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