I. — Archaïsmes et formes populaires
Horace possédait trop bien toutes les ressources et tous les secrets de son art, pour méconnaître ce que Ton pouvait emprunter à la langue des temps passés. Il recommande au poète de puiser aux sources antiques :
Proferet in lucem speciosa vocabula rerum Quse priscis raemorata Catonibus atque Cethegis Nunc situs informis premit et déserta vetustas *.
Cependant il emploie peu lui-même ce moyen d'enrichir et de relever son vocabulaire. Ses œuvres présentent peu d'expressions ou de formes vieillies, et, si on les examine avec attention, il est facile de se convaincre qu'il y répugne de plus en plus à mesure qu'il avance dans la carrière. Les Satires en renferment à elles seules autant que toutes ses autres compositions ; et ce fait ne tient pas seulement à la différence des genres, mais incontestablement aussi^àla différence des temps. Les