‹ Des variations de la langue et de la métrique d'Horace dans ses différents ouvragesChapitre 39 sur 87 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

HELLÉNISME d'hORACE

La muse latine eut la muse grecque pour mère et pour nourrice; elle lui doit sa naissance, ses premiers développements, et sa perfection. L'imitation dans la poésie latine est partout, et prend les aspects les plus divers, même dans les œuvres les plus illustres du grand siècle. Elle n'est, chez aucun écrivain, plus souple et plus variée, plus savante et plus profonde, et en même temps plus personnelle et plus originale, que chez Horace. Tantôt il emprunte la pensée elle-même, tantôt la forme dont il revêt ses propres idées. Les deux premiers livres des Odes abondent en sentences, en expressions, en images, en débuts, en développements traduits des lyriques, d'Homère, d'Euripide. Sur deux cents fragments qui nous restent des poètes grecs lyriques, les érudits en .comptent plus de cent qui ont été imités par Horace ^ Beaucoup plus rare dans le troisième et

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