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ET DE LA MÉTRIQUE d'hORACE 79
et le quatrième livre des Odes, ce genre d'emprunt disparaît presque entièrement dans les Epîtres ^
A mesure que l'inspiration du poète devient plus puissante et plus personnelle, il se fait une langue de plus en plus riche, souple et précise, par l'imitation des procédés ordinaires à la langue grecque, dans la composition des mots, la syntaxe, la construction des phrases. Il ne se contente pas d'emprunter et de s'assimiler ; il invente, il crée, et toujours avec une mesure, un goût irréprochables. Son génie, arrivé au plus haut point de sa maturité, possède un instrument si parfait, que l'art le plus savant et le plus méthodique a la facilité, l'harmonie, la vive énergie de la nature elle-même. Si nous considérons la métrique, Horace est encore plus complètement le tributaire de la Grèce. Il dote la poésie latine des formes métriques les plus variées, empruntées aux poëmes satiriques d'Archiloque, aux chants des Sapho, des Alcée, des Alcman. Là encore, loin d'être un imitateur servile, il invente des strophes nouvelles; surtout il modifie et perfectionne celles qu'il emprunte, pour les accommoder aux conditions nouvelles d'une poésie plus faite pour la lecture que pour le chant. Mais les changements qu'il apporte ne se sont pas accomplis d'un seul coup, et les divers recueils présentent à cet égard des différences caractéristiques. Nous les étudierons, après avoir noté les progrès et les acquisitions de sa langue, au point de vue des mots d'abord., et ensuite de la syntaxe.
Les auteurs classiques ont rarement introduit des mots grecs dans la langue latine; GicéronJui-même use, à cet égard, de la plus grande réserve, et ne recourt