Lucr. I, 704 : « Summam tamen esse relinquat
comme dans cet autre cas où il dépend d'un verbe transitif accompagné d'un régime :
Omne cum Proteus pecus egit altos ^
Visere montes *.
Ut Prœtum mulier perfida credulum Falsis impulerit criminibus nimis Caste Bellerophonti Maturare necem refert *.
Avant les Odes d'Horace et l'Enéide, le verbe « impello » n'est par personne employé de cette façon. La fonction de l'infinitif est ici à peu près la môme qu'avec quelques-uns des verbes neutres cités plus haut : <c laboro, trepido, furo, renidet ». Il convient d'y ajouter les deux exemples suivants :
Conjurata tuas rumpere nuptias s.
Fruges consumere nati.
(Epi. 1, 2, 27.)
Les participes passifs et les adjectifs suivis de l'infinitif sont rares dans l'ancienne poésie et dans la prose classique, à part ce doctus, paratus, suetus, dignus, immemor, potis » ; les poètes du siècle d'Auguste les ont singulièrement multipliés; nulle part l'influence du grec n'est plus sensible que dans l'extension de cette tournure, et personne n'en a fait usage plus qu'Horace, particulièrement dans les Odes.
Les Satires présentent cette construction avec « roga-