Notons Cependant, en passant^ trois exceptions
Nec tenuem texens sublimis aranea telam.
(Cat., 68, 49i) Credo sic mater, sic Liber avunculus ejus.
(Cat., 81, 5.) Si qua recordanti benefacta priera voluptas.
(Cal., 76, 1. Ed. L. Mùllcr.)
Alexandrins, pour l'abandonner ensuite? On peut le croire ^, puisque dans les Odes nous en voyons les cinq cas suivants :
Mœnia, vel Baccho Thebas vel Apolline Delplios.
Te maris et terrœ numeroque carentls ai-ense.
At tu, nauta, vajjfc ne parce malignus arense.
Particulam dare. sic qiiodcumque minabitur Eurus.
Gratia cum Nymphis geminisque sororibiis audet.
Quant à la coupe qui suit le quatrième pied, assez fréquente dans les Eglogues de Virgile (cinquante-cinq exemples sur 830 vers environ), en souvenir de la césure bucolique des Grecs, elle est très rare dans la poésie latine : Virgile l'emploie vingt-quatre fois à peine sur 1500 vers de VEnéide (livres I et IX) ; Ovide, dix fois seulement dans le troisième livre des Méta77îo?'phoses ; Stace, sept fois dans le premier livre de la Thébaïde; et Martial, quatre fois dans ses trois cent trente-cinq hexamètres. Horace, au contraire, semble la rechercher dans ses quatre livres des Satires et des Epîtres; on y voit la ponctuation tomber après le quatrième pied presque aussi souvent qu'après la césure du troisième, plus souvent qu'après celle du quatrième et que partout ailleurs dans le vers. Parfois môme cette sorte de césure bucolique est accentuée par les procédés de la répétition, de l'anaphore, ou de l'épiphore, comme dans les vers suivants :