DIAGNOSTIC CLINIQUE
re séjour : Anémie et pleurésie de la base gauche. 2e séjour : Chlorose et bronchite suspectes.
3e séjour : Chlorose.
SAONE
Cette malade est agée de 18 ans, elle est venue à trois reprises à l'Hôpital. Ses antécédents héréditaires n'ont pas grand intérêt. Son père vit en Italie. Sa mère est à Genève, bien portante. Une sœur et un frère bien portants. Personnellement, la malade a eu une rougeole dans l'enfance et quelques éruptions impétigineuses. Réglée à 15 ans,elle a eu des règles peu abondantes, pas douloureuses, régulières.
A l’âge de 16 ans, elle se place comme domestique dans une famille.
Sujette aux migraines, délicate, elle vient une première fois à l'hôpital, le 4 mai 1900, en se plaignant d’un violent point de côté, la gênant pour respirer. Ce point siégeait du côté gauche. A ce niveau, à la base du poumon, on trouva une respiration souffante avec des frottements pleuraux sans égophonie, ni pectoriloquie aphone.
L'auscultation des sommets ne révéla aucun signe particulier.
A cette époque on avait déjà noté de la pâleur du visage ct des muqueuses.
Sortie de l’hôpital, le 2 juin 1900, la malade, a pu reprendre son travail et s'est bien portée pendant tout l'été. C'est vers le commencement de l'automne 1900 qu'elle ressentit de nouveau des points de côté à la base gauche. Elle éprouve en outre, de la dyspnée d’effurt, des palpitations. Elle a des sueurs nocturnes. C’est pourquoi elle revient à l'hôpital, le 22 octobre 1900. On lui trouve un peu de matité aux deux bases avec abolition du frémitus vocal. Sa respiration est soufflante aux deux sommets. On ne perçoit de râles nulle part. Elle tousse peu. L'expectoration est peu abondante, blanchâtre, deliquescente. Pas de bacilles de Koch.
Le visage est pâle. Les muqueuses décolorées.
L'auscultation du cœur révèle un souffle inorganique doux qui augmente d'intensité sous l'influence des mouvements.
Aux jugulaires, bruit de diable très net. Le pouls est égal, plein, régulier. [1 bat 88 pulsations par minute. La fièvre est nulle. Quelquefois, cependant, la température monte à 37° 7
LR RP ou 3728, mais c'est rare. Un soir, après une sortie qu'on lui accorda, elle rentre avec une température de 380.
Elle quitte l'hôpital le 11 décembre 1900,pour y rentrer le
. 6 février 1902 en se plaignant de faiblesse et de douleurs
gastriques avec vomissements.
On constate chez elle tous les signes d’une chloro-anémie : souffle inorganique paraapexien doux, pâleur du visage, décoloration des muqueuses, bruit de diable dans les jugulaires. On retrouve la submatité de la base gauche déjà signalée,mais pas de signes d'auscultation. Les urines ne renferment ni sucre ni albumine.
On lui administre quelques préparations martiales qui. donnent une rapide amélioration et la malade sort le 3 mars 1902 ayant repris ses forces et un peu érgraissée (700 gr. en 13 jours).
L'examen du sang est fait le 12 février 1902.
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Il est à remarquer ici qu'il s’agit d’une chlorose compliquée ou tout au moins très suspecte de tuberculose, d'où l’altérabilité beaucoup plusgrande que nous constatons dans ce cas. Nous sautons de 6 0), à 68 °/ et 99,8°/, Ce qui n’est pas la règle dans les chloroses simples comme nous l'avons vu dans les précédentes observations.
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