‹ Des variations de résistance des hématies et de l'hémoglobine: dans divers états pathologiquesChapitre 28 sur 77 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

1902 — 780 — R. A. — Cuisinière.

Médecin-adjoint: Dr Habel.

Assistant interne : D' Audéoud.

Diagnostic clinique : Chlorose, avec entéroptose. La malade est âgée de 28 ans. — Son père estbien portant, sa mère est morte d'affection inconnue, 3 frères, dont 2 sont

morts en bas âge, 1 est sourd, mélancolique et a les nerfs malades et 2 sont bien portants.

ES

Personnellement, la malade s'esttoujours bien portée dans son enfance.

Elle a été réglée à 16 ans, mais d’une façon un peu irrésulière jusqu’à 18 ans.

Dès son jeune âge, elle a été sujette à des éructations fréquents et à de la flatulence.

. Elle tenait, paraît-il, ces symptômes de sa mère par hérédité. — Elle n'eut pas d’autres maladies.

À 22 ans, après avoir mangé durant tout un été beaucoup d'aliments indigestes, (concombres, crudités), elle s’est trouvée peu bien; son appétit, jusqu'alors excellent, diminua, devint bizarre. La malade se mit à manger du café grillé. Le médecin consulté lui ordonna des pilules de fer et l’engagea à se marier.

La malade ne souffrant & aucune douleur, s’affaiblissait, était fatiguee. L'année suivante après une indigestion de pommes crues, la malade eut une attaque de gastralgie subite et violente et qui dura 3 ou 5 semaines.

Vers 25 ans, les douleurs d'estomac revinrent, elle fit un séjour à l'hôpital de Vienne, durant 15 jours, et elle en sortit mieux portante.

Elle reprit son travail ; quitta l'Autriche il y a 2 ans pour venir à Genève.

L'appétit et les forces ont diminué les gastralgies ont recommencé.

Elle entre à l'hôpital le 17 avril 1902.

La malade est une jeune fille bien conformée, un peu pâle rougissant facilement, nerveuse. Les muqueuses palpébrales et labiales sont décolorées, Elle bouge continuellement en parlant. Battement rythmique des paupières, amaigrissement assez prononcé.

Le système respiratoire n'offre rien d'anormal.

Le choc de la pointe du cœur est brusque, et donne en quelque sorte la sensation d'une chiquenaude. En plein cœur on entend un léger souffle systolique très localisé. Les

LAN carotides font entendre un souffle fort ; à droite il existe un peu de bruit de diable.

La langue est étalée, un peu suburrale.

L'estomac est déplacé, mais non dilaté.

Ballonnement après les repas ; fréquent pyrosis.

Dans le creux épigastrique on sent battre l'aorte, on sent en outre une petite grosseur roulant sous le doigt.

Le foie est normal.

Le signe de Glénard est positif,

Les urines ne contiennent pas d’albumine.

Examen du sang le 5 mai 1902.

Nombre des hématies Normale Destruction

°/0 °/0 LATE NA Re 2.883.000 91, 6 DOIAUON HER EE 2.170.000 43, 4 24 DIT ne net 992.000 : 19,8 65 ANS INT RO 62.000 152 91 Hémoglobine-(Sahli} 80e ere 90 °/o Valéuriglobhlaire er Et SR Re 0,687 Altérabilité de l'hémoglobine . . ......... 4 Giobulés bancs ce eee 3.100 A. — Chloroses simples Obs. I Obs. II Obs. II Obs. IV Obs. V

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