‹ Des variations de résistance des hématies et de l'hémoglobine: dans divers états pathologiquesChapitre 40 sur 77 · ADE EE · texte numérisé non relu

ADE EE

Une rougeole, une scarlatine et une coqueluche dans son enfance. À part ces maladies, elle a eu une bonne santé habituelle, bien qu’elle ne fût pas très robuste.

Premières règles à 14 ans. Ménopause à 46 ans.

Mariée à 19 ans, pas de fausses couches ; six enfants dont cinq morts de tuberculose pulmonaire. Le mari est mort également de bacillose.

Depuis la ménopause la malade s'enrhume facilement, au moindre courant d'air; elle tousse à peu près tout l'hiver. Elle n’a jamais craché le sang.

Depuis trois ans, elle soutfre de fortes douleurs dans le dos et dans les hanches. Les douleurs sont continues mais elles s'exaspèrent quand la malade est debout ou exposée au froid. Parfois elles revêtent le caractère lancinant et s'irradient dans les jambes. Elles ont augmenté d'intensité progressivement jusqu'à maintenant.

Il y aenviron 18 mois on remarque que la malade se voûte d'une façon marquée. Malgré ses douleurs et malgré sa difformité elle continue de travailler jusqu'au 27 avril 1002.

Ce jour là elle travaille encore jusqu’à midi. A ce moment elle est prise de douleurs très violentes dans le dos et les hanches. En même temps, elle a des maux de cœur, des nausées. Les douleurs deviennent tout à coup paroxystiques à tel point que la malade, presque évanouie, serait tombée si on ne l’avait retenue.

Dès lors elle garde le lit. Les douleurs persistent néanmoins, C’est seulement lorsqu'on examine la malade, qu'elle raconte qu'elle a reçu il y a un an environ (mai 1001), un cou de coude au sein gauche. Elle affirme que jusqu’à ce moment son sein était absolument normal.

Après ce traumatisme elle remarque qu'il se forme, audessus du mamelon, une petite boule dure qui grossit lentement. Enfin, il y a six mois, la peau s’ulcère.

Ce sont donc les douleurs dans le dos qui ont, en premier lieu, attiré l'attention de la malade il y a trois ans; puis, il y a dix-huit mois, la déformation de la colonne vertébrale et,

enfin, il y a une année seulement, la tumeur du sein. La malade ne parle d’ailleurs de son néoplasme que comme d’une chose sans importance.

Depuis une année la malade a beaucoup maigri; elle a perdu ses forces ; l'appétit a diminué.

Elle entre à cause de cela à l'hôpital.

Etat actuel (8 mai 1902).

Femme de 60 ans, pâle, amaigrie ; à l'expression soucieuse apyrétique, au dos voûté.

On constate, au sein gauche, une masse indurée, étalée, à contours nets ; cette plaque est située au-dessus du mamelon ; elle est mobile sur les plans profonds; on la déplace assez facilement. La peau qui la recouvre est ulcérée sur une étendue un peu plus grande qu’une pièce de 5 francs. Dans l'aisselle gauche on sent un ganglion assez volumineux et très dur, peu mobile.

La colonne vertébrale présente une courbure à grand rayon, à convexité postérieure. Cette courbure intéresse toutes les vertèbres dorsales et les vertèbres lombaires. On ne constate pas d'angle saillant.

Au niveau des septième et huitième côtes, à gauche de la colonne vertébrale, on sent des masses indurées faisant corps avec les côtes.

Pas de paralysie. La malade peut exécuter tous les mouvements mais avec une certaine lenteur et au prix de vives douleurs qu'elle ressent surtout dans les hanches et le dos, quand elle remue les jambes. Les bras peuvent bouger sans qu'elle éprouve des douleurs aussi vives. I] lui semble que ses articulations sont raides.

La station debout et la marche sont impossibles à cause des douleurs. Au repos, la malade accuse des douleurs dans les hanches et dans le dos. Ce sont des douleurs sourdes,

continues.

Pas de trouble objectif de la sensibilité. La malade discerne bien le chaud et le froid et les divers genres d’attou-

chements en général (piqûres ou contacts simples, légers ou appuyés).

Pas d’ataxie.

Les réflexes patellaires sont exagérés, égaux de chaque côtés. Pas de Babinski. Pas de trépidation épileptoide. Les pupilles sont égales; ellès réagissent bien à la lumière et à l’accomimodation.

Pas de troubles des sphincters.

L'abdomen est assez volumineux, ramassé, tympanique. La pression dans les deux fosses iliaques provoque des douleurs telles qu'on ne peut insister. On sent des bosselures dans le colon.

Pas d'hypertrophie du foie et de la rate.

Constipation opiniâtre surtout depuis que la malade est alitée.

Le système respiratoire ne présente rien de particulier, si ce n'est quelques râles fins aux deux bases, surtout à droite.

Rien de spécial au cœur. Bruits réguliers, légèrement assourdis.

Le pouls est égal, régulier, peu tendu ; 5n compte 72 pulsations par minute.

L'urine est de réaction acide. Elle ne renferme pas d'albumine et pas de sucre.

Examen du sang fait le 15 mai.

Nombre des hématies Normale Destruction

9/0 °/0 Lipides eee 3.689.000 1391 CSA LA (0 8 RAP AE ve 3.441.000 68, 8 6,7 D IEEE RAS 1.085.000 21,7 70 Dalles enr AT 93.000 18 98 Hémoglobine (Sahli) ................ 90 °/, Valeur eue eee ee 0,677 Altérabilité hémoglobine, ............ 9

Glôbules blancs ee TR es 6.200

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