OBSERVATION XXVIII
1902, n°.610.C. H. Célibataire.
Médecin-adjoint : Pr Maillart.
Assistant interne : Veyrassat.
Diagnostic : Pneumonie franche.
Le malade est âgé de 41 ans ; son père âgé de 72 ans est bien portant. Sa mère est morte vers 60 ans, d'affection inconnue. [l a trois sœurs bien portantes.
Personnellement le malade a toujours eu une bonne santé jusqu’en 1809. Ila fait son service militairedans l'infanterie.
D'abord jardinier, puis boulanger, il alla en 1884 à Lyon
où iltravailla pendant 4 ans, puis à Mâcon, puis en Bresse, et rentre à Genève où il entre au service de la voirie.
Il boit environ deux à trois litres de vin, ainsi que de l’absinthe avant ses repas.
Ila eu une gonoccocie en revenant de Lyon, mais n’a jamais eu d'autre affection vénérienne.
Il est célibataire.
Il ya trois ans, il prit froid et vint à l'hôpital où il fut traité pour bronchite.
A part cela, il a toujours été robuste et bien portant.
C'est le 16 mars 1902 au soir, qu'en rentrant chez lui il ressentit brusquement un point de côté et des frissons.
En même temps il eut de la peine à respirer, il toussa quelques fois. ‘
Il arrive à l’hôpital le 17 mars. On constate chez luiun un visage rouge, congestionné. [ltranspire à grosses gouttes. Son œil est brillant. Ses pupilles sont normales comme dimensions et réactions.
La peau est chaude.
La température est de 39° 3 à l'entrée.
Le malade est un peu agité.
Aucun symptôme gastro-intestinal appréciable, sauf un enduit saburral de la langue et un peu d’inappétence.
La toux est rare, elle est douloureuse.
Les crachats sont rouillés.
Souffle tubaire intense et nombreux râles crépitants dans la zône moyenne du poumon droit qui est mat dans toute sa hauteur.
On ne trouve rien de particulier au poumon gauche, si ce n’est quelques petits râles fins inconstants.
Le pouls est régulier, tendu. Il bat 92 pulsations par minute. La radiale est un peu dure.
Au cœur on entend des bruits réguliers, bien frappés. La pointe bat dans le sixième espace, en dedans de la ligne mamelonnaire.
Pas de troubles de la sensibilité.
Les réflexes sont normaux.
Les urines ne contiennent ni sucre, ni albumine. Le 25 mars, juste huit jours après le début, défervescence complète.
Guérison.
Examen du sang pratiqué le 20 mars 1002.
Nombre des hématies Normale Destruction
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