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cellules des autres tissus ; ces propriétés n’appartiennent qu'aux bâtonnets contractiles et à la myéline, que ces cellules ont édifiés, tout en Îles conservant au dedans d'elles. La situation intra ou extra-protoplasmique est si peu un caractère essentiel des substances dérivées, qu’il en existe qui, suivant Îles espèces animales, c’est-à-dire suivant le degré de perfectionnement de la fonction qu’elles assurent, peuvent s’édifier soit dans l'intérieur du protoplasma, soit en dehors de lui ; tel est le cas, par exemple, de l’hémoglobine du
tissu sanguin.
« Sil'on a pu méconnaitre l'assimilation étroite des substances intercellulaires et des substances dérivées 1ntracellulaires, c’est qu'on a voulu considérer, à tort, quelques-unes des secondes comme de simples adaptations du protoplasma, alors qu'il fallait y voir de véritables édifications au même titre que dans les premières. Cette loi me paraît si générale et si absolue que je n’hésite pas à l'appliquer au système nerveux central comme aux autres tissus, bien que l'évidencesoit ici moins frappante ; les fonctions nerveuses les plus hautes ne sont pas plus exercées directement par les cellules de l'écorce que la résistance ne l'est par les cellules des tissus de charpente; elles sont uniquement assurées par les substances dérivées de ces cellules, substance granuleuse intercellulaire et substances intracellulaires diverses qui fournissent les prolongements fonctionnels des
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cellules, sans se confondre avec le protoplasma proprement dit. | « L’assimilation faite à tort de ce qui est fondamental dans la cellule, avec les substances qu'elle édifiesecondairementet d’unemanièrecontingente, a entrainé, par voie de conséquence, la confusion de lavieelle-mêmeavecles actes physico-chimiques qui en dérivent. Ces derniers, quoique plus complexes et plus mobiles que les phénomènes analovues qui se produisent en dehors des êtres vivants, ne diffèrent cependant de ces derniers par aucun caractère essentiel. Ils augmentent de complexité dans l'échelle des êtres, à mesure que se compliquent les organismes eux-mêmes, et on ne saurait concevoir sans eux la vie collective de ces organismes. [ls accaparent l'attention. d’une part parce qu'ils frappent les premiers les regards, d'autre part parce que, du fait de leur nature même, ils sont facilement acc2ss'bl?s aux investigations. Par contre, si on considère les substances dérivées non plus au point de vue de la physiologie collective de l'être organisé, maïs à celui de la physiologie générale de la vie cellulaire, l'importance de leurs caractères diférentiels décroit considérablement, et on ne tarde pas à reconnaitre qu'elles présentent toutes une signification générale identique. Quel que sait le tissu considéré, la substance dérivée et créée et maintenue en bon état par la cellule; celle-ci s'en constitue une réserve alimentaire, dont elle abandonne en quelque sorte à collectivité les propriétés physico chimiques Spéciales comme sa
RDA contribution propre à la vie collective. Par contre, elle l'utilise pour elle-même, lorsqu'elle a besoin de matériaux de nutrition supplémentaires, par exemple, quand elle doit suffire à des proliférations inaccoutumées et intensives, comme celles que provoquent les inflammations actives.
« Quelles soient ‘intra ou extracellulaires, solides et résistantes, molles ou liquides, les
substances dérivées sont à ce point de vue parfai-
tement équivalentes, au regard de la cellule quiles a créées, et qui sait les consommer comme elle a su les produire. Les cellules osseuses ou les cellules du tissu conjonctif dense n’éprouvent pas plus de difficulté à détruire leur osséine ou leurs fibres,que les cellules adipeuses ou celles du corps thyroïde à détruire leur graisse ou leur substance colloïde.
« De même, quand les cellules souffrent et sont profondément atteintes dans leur vitalité, les substances dérivées se modifient et s’altèrent suivant un mode particulier pour chacune d'elles, en rapport avec sa structure, mais unique et à peu près uniforme, quelles que soient les causes de souffrance des cellules dont elles procèdent. Par contre, les celluies elles-mêmes révèlent, à l'égard des diverses causes pathogènes, une électivité réactionnelle si délicate qu'elles réalisent des lésions spéciales et distinctes suivant la nature de la cause pathogène considérée ; 1l résulte de là que les substances dérivées, malgré les différences physicochimiques capitales qui les séparent, sont bien loin de présenter la spécificité délicate que possè-
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dent les diverses espèces de cellules, malgré leur
équivalence physico-chimique ; présomption nou-
velle que les différences des espèces cellulaires ne sont pas le fait de différences physico-chimiques de l’ordre de celles que nous savons apprécier. »
Le ph?