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Voici quelques exemples de la diérèse d'oé^ oi, oii (i). Gànclon menace le roi Marsile de ja yçngeance de Charlemagne :
Pris e liez serez par poested;
Al siège ad Ais eu serez amenet ....
a Vous serez pris et lié par force (poésté)y et conduit à Âix, au siège de l'empereur. »
Que mun nevold pois venger Ruilant !
( Jhid., st. 224.)
«Que je puisse venger mon neveu Roland! p-— C'est la prière de Charlemagne à Dieu j après la défaite deRoncevaux.
Yeer ala en sa gesine
(1) J'emploie ce tréma, comme plus haut, p. 136, pour indiquer k diérèse , et non la prononciation actuelle de Vu,
Li dus Gerberge U RQÏne,
{ Beaait de Sainte-More , r. 10763.)
Roland y au milieu ^e )a bataille, dit à Olivier :
Tanz bons cassais veez gésir par tere ! Pieiadre ^^mi France 4ul(» la belq 1, . .
(Roland , si. 126.)
% Nous pouvons plaindre doucp France la belle* 9 PouA, poiJAUs, peur, peureux ^ dans fienoU de
S^iate-rUfoi^ *
ftunt esbahi e merveillant , Vluspoûrus e plus dotant. . . .
( Chronique des Ducs de Norm, , v. 325.)
LoiJN^ LouNEis, dans le même, c'est Laon, le Laormois :
Li dux Guillaume Est a Loûn dreit repairic.
{Ibid.,y, 10621.)
• Vint a Loûn li dux normant.
{Ibid., 10742.)
Ce sont là les vestiges d'un système qui ne pouvait ^ çoQsçrv^r lQqgt«cnps pur; les diph^houguea s'étaient glissées dans le laqgag^f peu nombreuses, il est vrai, mais elles ne tardèrenj: pas à se multiplier rapidement une fois adn^is^s dans l'écriture : elles étaient trop nécessaires. Une circonstance d'ailleurs favorisa singulièreraent leur introduction : ce fut la manière dont on imagina de peindre les diverses inflexions des voyelles simples , ce que nous faisons aujourd'hui à l'aide de3 accents. J'ai montré comment on y employait les consonnes, et comment e, par exemple, prenait le son fermé devant st^ sp : estf^arfge^ ^,^P^it'
Ce moyen fut juge sans doute insuffisanf , et Tidée rint fie modiQer uae voyelle par. l'adjonction d^ùne àiitre voyelle. Le premier résultat fut l'at^réviation où ^éclaircissement de la voyelle longue et sombre; le second fut un son mixte auquel les deux voyelles coïkcouraieut également, c'est-à-dire une diphtkaiigue.
Ainsi la plupart des dip^ithongues actuelles furent écrites avant d'être parlées.