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CHAPITRE XI

D'un système de décUoaisons eo français. — Dialectes.

Faute d'avoir reconnu les faits exposés précédemment, des savants d'une grande érudition sont tombés dans ce que je ne craindrai f)as d'appeler une erreur bizarre et des plus graves. Partis de cette idée que l'orthographe du moyen âge était arrêtée, uniforme et toujours exacte ; frappés ensuite des variations qu'ils y rencontraient y et résolus de s'en rendre compte à toute force, ils ont imaginé de transformer ces différences en vestiges d'anciennes déclinaisons françaises.

A ce point de vue, ils ont noté, recueilli, commenté toutes ces formes nées du hasard ou d'une autre cause qui leur échappait; et, après un labeur infini, ils sont parvenus à orner la langue française d'un monument comparable aux déclinaisons du latin; c'est un château en Espagne très-vaste, très-obscur, où il est à peu près impossible de se reconnaître et de se conduire; aussi deux Allemands en furent-ils les principaux architectes : MM. Orell et Dietz ont travaillé sur le vieux français comme ils auraient pu faire sur le persépolitain

OU l^sansbrit. Grâce à M. Dietz, le Vieùt français poissSélë trois déclinaisons. Mais voici un ailtte embari*as : Ik multitude des formes est telle^ qu'il en faudrait mettre six ou sept sur chaque cas ; pesant fardeau qui écraserait le fragile édifice de ces trois déclinaisons. Heureusement on s'avisa des dialectes , c'est-à-dire des patois; toute la surcharge des déclinaisons fut distribuée dans ces dialectes; avec les dialectes et les déclinaisonsy il n'est aujourd'hui plus rien qui réduise les savants au silence: ils expliquent tout! Que s'il en a coûté de la peine , la satisfaction est grande aussi.

Il faut voir cela dans l'ouvrage posthume de Fallot. Jamais Ife regard n'a plongé dans Un chaos plus effroyable. Il est réellement affligeant dé volt tant de tt^vdil et de stience engloutis dans un pareil gouffre !

Le premier auteur du mal fut M. Râynotiard, dokit les travaux sur une prétendue latlgue romane (i) procurèrent quelques années de vogue aux romans de linguistique. Depuis, oh a nié la langue romane, mats (jeux qui la niaient ont retenu quelque chose des doctrines de l'inventeur: on a donné de l'extension a certaines idées de M. Raynouard, lorsqu'il aurait failli les restreindre. DaHs ce nombre , l'idée d'Un système de déclitiàiéons françaises;

Commisnçons par dégager le seul point de toute cette affaire compliquée qui soit d'une vérité recotibue, incontestable.

Kos pèrfes prirent à cœtir de distinguer dans une phrase le liominatif, quand ce nominatif était un nom

(1) Ou n*entend pas ici nier rexisience du roman provençal, mais MuHment l'étendue et Fimportance que lui prête M. Raynouard.

masculin. Ils lui donnèreat alors par (iHvilIpge une s au singulier; au pluriel cette s disparaissait du nominatif, et n'appartenait qu'aux cas obliques oU régimes (i).

M. Raynouak'd trouva cette règle dans unfe grammaire provençale; il là reproduisit, et rendit, en l'fexfeumant, un service rëel à l'étude de la vieille lângiie.

On ne peut nier qu'il n'y ait là un souvenir tle là seconde déclinaison latine: dominus^ dominiy domi" nos; mais la chose n'est pas, dans cet emploi de Vs y allée plus loin. Malheureusement on a voulu l'étendre, et tirer de cette simple donniee un système complet de terminaisons. C'était un nioyen d'occuper cette multitude de consonnes finales, dont le rdle purement euphonique n'était pas soupçonné.

On regrette que cette idée ait été accueillie et développée par M. J.-J. Ampère, dans son savant livre de la Formation de la langue française. L'auteur est obsédé de la préoccupation des cas obliques; il en voit partout. Examinons quelques-unes de ses assertions sur ce * point:

— « Par une transformation singulière. Vu du cas a régime se changeait en /! Pontieu est le cas régime a de Pontiex, Au lieu de Pontieu, l'on trouve Pona tif : »

£n Some en Po/i/</ arrivèrent.

{Roman de la Rose, t.^68.)

« Ils arrivèrent dans le Ponthieu par la Somme. »

(i) On a|)pelle cas obliques tous les cas autres que le nominatif. M. Ampère les nomme cas régime, cVst-à-dire régis, et non qm régissent les autres, comme l'amphibologie de l'expression pourrait le faire croire.

Allez avant à ma suer de Pontif,

( Garin , I , p. 1 54.)

a A ma sœur de Ponthieu. »

M. Ampère signale encore Brunof pour Bruno ou Brunou de V Histoire des ducs de Normandie ; antif, dans le lii^re des Rois : « En Vaniif pople Dieu; » — et de Garin :

El pinel entrent dedans ung val antif,

£t le mot l/lé écrit bief deins un fabliau :

Dieu done Mef, deable Tamble.

(Barbaz., éd. Méon, lY, p. 126.)

M. Ampère trouve là une marque du cas régime :

— «Le nominatif est aniis pour antics {anticus\

« qui fait au cas régime antif j comme Pontiex ou Pan'

a tis fait Pontif » — Et il conclut : — « Ly* était donc

a une forme très-rare du cas régime. »

[Hist, de la lang.fr., p. 62 et 63.) M. Ampère aurait probablement conçu quelques doutes sur la justesse de cette conséquence, si dans le passage de Garin il eût remarqué, onze vers avant celui dont il s'autorise :

Yostre seror la dame de Pontis,

Et cinq vers plus bas :

Aine ne finerent , si vinrent en Pontis.

Voilà donc au cas oblique ou régime la forme réservée par M. Ampère pour le nominatif.

Nous avons reconnu qu'on ne prononçait aucune consonne finale. Ainsi, vous ne serez pas surpris de ren-

coutrer des exemples où le scribe l'a omise : saint Po pour saint Paul, dans le roman de Renart; Bernard de Baillo pour de Baillai , dans Jordan Fantosme.

Vous direz simplement : Ici , le copiste a figuré la prononciation, et vous passerez.

Mais M. Ampère vous arrêtera, et vous dira que, tf dans certains mots terminés en l, on indiquait le cas « régime par le retranchement de la dernière consonne a du radical. » (P. 63.)

Alfréj Davi, pour Alfred, Da\^id, vous semblent rentrer aussi dans la règle des finales muettes. Point ! M. Ampère vous affirme que c'est l'effet du cas régime, lequel se marque par le retranchement du £/ a dans certains noms propres. » ( Ibid^

L supprimée dans certains mots; d retranché dans certains noms... Mais quels mots, quels noms? et pourquoi ceux-là plutôt que d'autres? C'est ce que M. Ampère ne dit pas. Autant d'exemples , autant de règles. C'est de l'empirisme pur.

Ce cas régime accapare tous les moyens. Quand il ne se révèle pas par la suppression d'une finale, c'est par l'addition, ou bien c'est par la contraction du mot, ou bien par le changement de la terminaison ; et ce changement s'opère d'une multitude de manières, toutes plus capricieuses les unes que les autres.

L'/i à la fin d'un mot, par exemple, amin, Mojrsen, signe du cas régime. (P. 67.)

Le t final, signe du cas régime, souvenir de la déclinaison imparisyllabique. (P. 68.)

Le d pareillement. (P. 71.)

Et pareillement le c. (P. 74.)

Et tout cela soutenu d'exemples. De quoi ne trouvet-on pas des exemples ? Si M« Ampère eût voulu établir, au contraire, que ces mêmes circonstances indiquaient le sujet de la phrase , les exemples ne lui eussent pas manqué davantage.

Je ne suis embarrassé que d'une chose , c'est de savoir comment le peuple distinguait, en parlant, la consonne finale : Jjoherens par une s^ de Loherenc par un Cy et celui-ci de Loherent par un t; Helisens par une s^ SHelisent par un d ou par un t (p. 71). Certes, l'oreille devait être beaucoup plus subtile en ce tempslà qu aujourd'hui I ou bien il faut poser en règle que l'on faisait fortement claquer toutes les consonnes finales, sans jamais en omettre. C'est trop visiblement le contraire de la vérité.

. £t cela même ne nous tirerait pas d'affaire; car comment expliquer la présence de certaines consonnes , surtout de I',^ et du ^, à la fin de mots incapables de se décliner, des adverbes, des prépositions, des particules? M. Ampère 9 sans se troubler, répond que c'est une mauvaise habitude : — xi Vs final s'ajoutait même aux « particules, tant était grande l'habitude de la placer a après tous les mots qui n'étaient pas régis. » (P. 83.) — ^« Le principe de la déclinaison romane était si pro- (c fondement dans les instincts de l'ancien français , ce que, son action s'étendait au delà du cercle des subs- «tantifs. » (P. 81.)

Cela s'appelle mettre en fait ce qui est en question. Avec un procédé pareil, M. Ampère est assuré de n'être jamais pris en défaut.

Et puis, notre organisation est donc terribleipent

changée^ qu'un instinct si profond 9 ai vivace, ai universel chez les Françs^($ du moyen âge^ n'ait paa laiaaé la moindre trace chez leurs en&pts ?

Cependant l'idëe de 1'^ euphonique a'est présentée à M. Ampère; mais il Ta tout de suite repoussée bien loin pour son compte, prenant soin même de prémunir contre elle son lecteur : — « Et qu'on ne dise point « que cette s était euphonique ; l'ancienne langue ne «craignait point l'hiatus. » (P. 84*) Qui vous l'a dit? Sur quelle autorité s'appuie cette assertion?

Revenons au cas régime, dont nous sqmmes loin d'avoir épuisé les métamorphoses.

— « Quelquefois même le cas régime paraît indiqué « par une contraction ; Fontei>rault pour Fontaine^ ^Eifrard. » (P. 64.)

A la page 61 : — « Quelquefois le cas régime a laissé «sa forme au vieux niot français; ainsi, crimene^ de « crimine. »

Voilà ce qui s'appelle une règle sûre ! Foniesfraidt est ^^ C£(s rf gin^e parcç qu'il est contracté , et crimene y çst aua^i parce qu'il ne Test pas. Bien maladroit qui s'y tf'DQipe.rait ( i ) l

!(ja çpnfiision d^s termiqaijsons n'«st pas moindre que çe\\^ 4^a consonnes finales ; on ne sait où se prendre. Ce c^'e^t p£^s au moins faute dç règles ,. car^ dès qu'il rencontre un exf^qiplç ^ M* Ampère le généralise et en fait un principe. Ainsi, la poule , dans le mman de Renarty est appelée Pinte ou Pintain^\ çfl \it ici E^fe^

(t) Nous examinerons tout à Theure si eiTectivement Pontevrauli et les composés analogues renferment un nominatif et un génitif, ou biea deux nominatifs juxtaposés.

là Ei^ain. C'est assez ; M. Ampère écrit : a T^s féminins a surtout formaient leurs cas indirects en ain :

Comme Diex ot de paradis Et Adam et Evain fors mis.

{Renart,Y. 44.)

Pùttain appelé ou moult se croît (1).

{Ibid.,v, 97,)

{Hist. de la format, de la lang.fr.^ p. 66.)

Mais M. Ampère s'est-il mis en peine de vérifier si Ton ne trouvait jamais cette forme en ain donnée au sujet de la phrase? s'est-il assuré que Pintain et Evain sont ici des formes déterminées par les verbes acti& appeler^ mettre ? Non ; il s'est trop hâté de céder à une illusion chérie. On disait, à l'accusatif , ^i^^au^si bien qu'Ei^ain , ou plutôt il n'y avait point d'accusatif. — a Père éternel, qui créas le monde,

Adam feis de tere et de limon, Et sa moilier, Ei^e Tappelet on.

{Gerars de Viane, ▼. 2822.)

Le nom de la belle Aude , sœur d'Olivier et femme de Roland, est écrit tantôt Aude, tantôt Atidain; c'est le hasard ou le besoin du vers qui en décide. Vous plaît-il que nous suivions le système de M. Ampère? Soit : Aude est le nominatif, Audain le cas régime. Preuves ( remarquez^que je les prends toutes dans le même ouvrage, dans Gerars de Viane) :

Nominatif Aude :

Tenue i fuit la beU Aude au vis cler.

( Gerars de Viane , y» 633.)

(\)SeJ!4.

La pucele Aud« Ven at araisonné.

L'iaue demandent , s'aseient au souper,

Gérard s'assist , et OlWer le ber,

Et dant Lambert et Jude o le ws cier.

(v. dis.)

Cas régime Audain :

Audain auroU ma seror a moillier.

Audain aurai, oui k'en doie anuier.

Tiane aurai , et Audain a rooiliier.

Vous plaît-il au contraire de renverser cette loi , et de voir au nominatif Audain, et Aude pour le cas régime? rien n'est plus facile. Preuves :

Nominatif Audain :

Evos {yoici) Audain corant parmi le prey.

Au col li pandeut un escu de quartier Ke li donnoit Audain o le vis fier.

Esvoz Audain la bêle, reschevie.

Cas régime Aude :

Le destrier point vers Aude en est aie.

Acoiateiz s'est de bêle Aude au vis cler.

Il est manifeste que, dans ces deux derniers vers, il fallait au poète une élision : il a mis Aude à l'accusatif

et au gënitif. Ailleurs , où l'élision l'eût gêné, il a mis au nominatif Àudain o le vis fier.

Passons au changement de terminaison.

Vous savez la valeur de cette notation em , en. Je* rusaient j Bethléem y sonnaient Jérusalan, Bethléem^ comme aujourd'hui encore Caen et Rouen^ Vous ne serez pas surpris que les deux orthographes par e et par a aient coexisté. M. Ampère voit un cas régime dans Bethléan^ ou plutôt Belléan, par la règle de l'assimilation des consonnes. Il affirme que le nominatif était Bethléems avec une s (dont je crois qu'il serait un peu embarrassé de produire un exemple) /et dans ce vers de Garin :

Par Dieu vous pri qui maint eu BelUaM,

Belliam est au cas régime. Il est vrai que, plus loia, on rencontre : « Qui de la Virge en BélianT naquit. »

«c Beliant, dit M. Ampère , est le cas régime en t de « Bethléem ^ comme Belliam en est le cas régime en aam. » (P. 72.)

11 ne se peut rien de plus commode pour l'inventeur du système; pour ses lecteurs , c'est autre chose.

M. Ampère aurait* dû s'apercevoir que l'argument tiré des noms propres traduits est sans valeur, parce que ces noms propres n'ayant pas de forme déterminée en français, on les transportait tels qu'on les rencontrait. Deus dixit Moysi : Dieu dit à Mojsi. — Deus allocutus est Mojrsen : Dieu dit à Mojrsen ou à Moysant.

— Reedificaifit ergo Salomon Palmiram in terra

solitudinis : « Puis reedifiad li reis Salomun JPa/-

miram qui est al désert. » {Rois, p. 269.) — Dux super

Israël et super Judam : « Maistres sur Israël e sur Judam » {Formation de la lang. franc., p. aa4), etc. En Baalim, de Ninwen^ et autres, que cite M. Ampère, ne concluent rien du tout par rapport à la langue française. Turold avait besoin d'une rime à tour» ment y il écvxt Niniven; ailleurs il dit, en apostrophant Dieu le père :

Saiot Lazaron de mort resurrexia Et Daniel des lions guaresû: .

{Roland, tXi 173.)

Lazaron, dans le premier vers, faisait mieux son affaire que Lazare, et Danielem l'eût gêné dans le second.

Je ne vois nulle part le cas régime de Roland ^ Olivier, Michel, Turpin, etc.

(c 11 y a aussi des exemples de cas régime en in, » dit M. Ampère, qui cite pour preuve :

Dieo donnez m'a mari Garin, Mon doux amin,

{itomancero fk,, p. 72.)

Je lui demanderai d'abord comment Garin faisait au nominatif; puis , quand il me l'aura dit , je lui citerai autant d'exemples qu'il en voudra de cette même forme, Garin , amin, pour le sujet de la phrase.

A qui persuadera-t-il que Colin, Robin, GirarcUn, sont le génitif ou l'accusatif de Colas, Robert, Girard? Que nonnain est l'accusatif de nonne , et Jupin celui de Jupiter? Que Qothon faisait au nominatif Gothe? Que Marie faisait à l'accusatif il/^r/o/i? Que Pierron et Pierrot y Charlon et Chariot, sont des cas obliques de Pierre et de Charles ? ( Formation de la langue

franç.^ p. 65 et 68.) On lui dira qu'il prend pour des marques de déclinaison des diminutifs et des augmentatifs; que Perrin ou Perrinet revient à petit Pierre^ et Pierron à gros Pierre. Voilà ce qui saute aux yeux de quiconque ne s'est pas brouillé la vue à contempler trop fixement une, chimère. J'avoue que M. Ampère me paraît dans ce cas fâcheux; et comme il s'entoure de preuves éruditcs, il faut bien^ pour empêcher son illusion de se répandre, la combattre par des preuves analogues.

«C'est y dit M. Ampère , quand on a perdu la traa dition des lois grammaticales auxquelles obéissait le c( français du moyen âge, qu'on a cru qu'un personnage cr chevaleresque avait pu s'appeler Huon de bordeaux, a Le héros du roman écrit en prose au xiv^ siècle s'ap- <c pelait originairement Hues de Bordeaux, et son (c nom était mis au cas régime dans le titre : Histoire m d' Huon. x\ppeler Hues y Huon, c'est comme si l'on (c perdait le titre des déclinaisons latines, et qu'on âpre pelât Cicewn, Ciceronis, parce qu'on lit en tête de « ses ouvrages : Cicerords opéra. » ( Formation de la lang.franç.y p. 64.) Voilà qui est positif,

Ce qui ne l'est pas moins, c'est ce début d'un acte, daté de 1266, sur lequel je serais bien aise d'avoir le sentiment de M. Ampère : a Je Huon, et je Phelipe,

« femme au àeK>ant dit Huon i> (Lelong^ Hist. de

LaoUy p. 609.)

M. J.J. Ampère appelle souvent en témoignage le poëme de Garin le Loherens; en effet, ce monument date de la bonne époque de la littérature du moyen âge;

Tauteur écrivait au plus tard vers le commencement du règne de saint Louis ; il parle le meilleur langage et le plus exempt de dialecte, celui de l'Ile de France; la tradition des lois grammaticales était alors ou jamais dans toute sa force et sa vigueur. M. Ampère ne récusera donc pas l'autorité du poème de Garin, dont précisément un des héros s'appelle HuedeSy c'est-à-dire, Eudes y ou Hues, comte de Cambrésis.

Si je voulais ne montrer qu'une face de la vérité, rien ne me serait plus facile que de fortifier l'opinion de M. Ampère : Hues au nominatif, Huon aux autres cas , aux cas régimes ; exemples :

Comment diables, li quens Huedes a dist.

{Garin, I, p. 146.)

Hues 8*eveUle, si oist le Hustins.

(/*iW., p. i67.)

Hues se dort en soq palais marbrin.

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