‹ Des variations du taux de l'intérêt: Leurs causes et leurs conséquencesChapitre 21 sur 43 · SI9AI(T · texte numérisé non relu

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céder à une émission de rentes par une souscription publique et préféra recourir à des ventes sur places et principalement sur les places étrangères de Londres, d'Amsterdam, d'Hambourg. Les places étrangères absorbérent avec tant de facilité l'emprunt de 1816 que le gouvernement de la Restauration eut encore recours en 1817 et en 1818 à des négociations de rentes à l'étranger. L'ensemble des négociations faites avec les maisons de banque sur les places étrangères fut de 47.024.598 francs. Non seulement le gouvernement français fit des emprunts à un taux élevé, mais encore la ville de Paris en 1816, la ville de Bordeaux en 1817, obligées d’avoir recours à un emprunt, sont forcées de le faire au taux de 6 p. 100.

C'est la confirmation de ce que nous avons dit au chapitre des variations du taux de l'intérêt : les emprunts publics contractés en général dans des temps difficiles influent toujours sur le taux d'intérêt en général, au grand préjudice des autres emprunteurs que la raréfaction des capitaux place dans une situation défavorable. A la longue le taux de l'intérêt stipulé pour la dette publique n’exerce plus aucune influence. Cest ce que nous commençons à voir dès 1821, où le 5 p. 100 monté à une hauteur moyenne de 83,75 donne un revenu moyen de 6,02 p. 100 ; où les rentes de la ville de Paris montées à 82 francs rapportent 6,09 p. 100, et où les obligations des emprunts de 1816 et 1817 des villes de Paris et de Bordeaux, montées les premières à 1.260, les secondes à 1.175, donnent un revenu de 4,76 p. 100 et de 5,10 p. 100.

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