RAR) RS
machine à vapeur dans toutes les branches de la production, Aussi la demande qui fait naître ce mouvement est insuffisante pour absorber l'offre des capitaux de plus en plus abondante. L'instinct de prévoyance et d'épargne de là race française, un moment désorienté par l'insécurité de la Révolution, les changements de régime, la guerre à l’état continu de l’Empire, réapparaît et de toutes parts nous assistons à une puissante formation d'épargne, aidée du reste par une longue paix et une production régulière et croissante. En même temps les Caisses d'épargne sollicitent sur tous les points du territoire les économies dela classe moyenne, .les drainent dans quelques caisses uniques et les transforment peu à peu, à mesure que les nécessités de la situation l'exigent, en rentes sur l’État. La première Caisse d'épargne créée à Paris en 1819, s'était rapidement généralisée et répandue, nous en trouvons onze en 1829: 153 en 1835 avec 40 millions de francs de versements annuels : 278 en 1840 et un versement annuel moyen de 93 millions de francs ; enfin 345 en 1845 avec un chiffre moyen de 145 millions de francs de versements.
Ainsi l'offre s'accroît dans de grandes proportions mais il n’y à pas une demande correspondante. Le taux de l'intérêt, qui avait baissé graduellement pendant la Restauration et était arrivé aux environs de 5 p. 100, continue sa marche sous le gouvernement de Louis-Philippe, atteint les environs de 4 p. 100 et descend même pour certains prêts plus bas encore.
De nombreux documents nous montrent cette baisse générale du taux de l'intérêt.
Les rentes françaises de plus en plus capitalisées rapportent de moins en moins. Leur mouvement de hausse,
FD UUES
commencé dès 1823, un moment interrompu par la Révolution de 1830, reprend sa marche en avant d’une façon rapide. Le 5 p. 100 dépasse le pair en 1833, atteint le cours de 119 en 1840 et le cours de 126 en 1844 (voir supra tableau, p. 79). Ce mouvement est général et tous les autres fonds publics français, le 4 1/2 p. 100, le 4 p. 100, le-3 p. 100 suivent Le 5 p. 100 dans sa marche ascendante : le 4 1/2 p. 100 dépasse le pair en 1834 pour atteindre le cours de 105 francs en 1837, de 113 fr. en 1840 et de. 116 francs en 1845; le 4 p. 100 dépasse le pair en 1836, atteint le cours de 109 en 1840 et de 110 francs en 1845 (voir le tableau G). Enfin le 3 p. 100 créé en 1825 atteint les cours de 80 francs en 1835, de 86 en 1840 et de 86,40 en 1845 (voir le tableau H).
Tableau G Cours du 4 °j, de 1834 à 1845