PURE
&6 € |OGL'ELe 82 |G00 000 08 | og6'#gr'e | lo # [/10 cor! ogg dotauel Z 4 |Soioay priposqioy 0
nie [EUTUOU PSSIEOUY sopsnfpe | EN Uo}U 0501 UOT}R1)O8QU op AA Ari 1 ap bp La SHMIVLVOIGATAY INTRAONTA TVLIdV) GAY 9 at 0) SHLNAUH AMALVN| KXIHd LV
YESL Y OESI 9P
SIVÔNYE 1 INANAN4IANO9 3171 dVd SLIV1 SINNHdNW3
sur la législation relative au taux de l'intérêt de l'argent, la plupart des notaires ou des délégués des Chambres de notaires, appelés devant la commission, reconnaissent qu'avant la Révolution de 1848 les placements se faisaient à 4 1/2 p. 100, 4 p. 100 et même 3,50 p. 100. Voilà ce que dit M. Gouin, président de la Chambre de commerce de Tours, dont la réponse (1) résume l’opinion générale : « Jusqu'en 1848, les relations de la province avec Paris étaient nulles. Sauf les possesseurs de quelques grosses fortunes qui venaient à Paris, qui y avaient des relations, personne en province ne connaissait la rente. Tous les gros emprunts qui se faisaient ne s’adressaient nullement à la province. Les petits capitalistes, les rentiers se contentaient de placer leur argent sur place, soit chez les banquiers, soit chez les industriels ou les commerçants qui étaient leurs parents. Le banquier était le réservoir où l’on plaçait l'argent dont on ne savait que faire. Le banquier prenait l'argent à 5, 3 1/2, 4 p. 100, quelquefois 41/2 p. 100, on n'avait pas confiance dans les placements industriels en dehors de la localité. »
M. Scoumanne (2), notaire à Tours, dit également : « Les rentiers plaçaient alors leurs fonds chez les notaires. C'était le beau temps des placements hypothécaires, on prétait à 3, 3 [1/2, 4 et 4 1/2 p. 100; quand on avait atteint le maximum en matière civile, c’est-à-dire 5 p.100, on se considérait comme très satisfait... »
M. d'Eté (3), délégué de la Chambre des notaires de
(4) Enquête sur la législation relative au taux de l'intérét de lPargent, 1865, E I, p. 294.
(2) Enquëte, t, 1, p. 367.
(3) Enquête, t, 1, p. 276, 277,