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pas 3 p. 100 (impôt déduit) et ont toutes atteint ou dépassé le pair (1).
Quantaux prèts hypothécaires, ils sont devenus plus nombreux que pendant la période précédente, mais sont effectués à un taux d'intérêt de plus en plus réduit. A partir de l’année 1889, leur taux d'intérêt n’est plus uniformément à 5 p. 100. À partir de l'année 1890, leur taux d'intérêt tombe à 4 1/2 p. 100 et ce taux subsiste jusqu'en 1895. À partir de cette époque jusqu’en 1898, la crise est aiguë, ce taux baisse encore et dans beaucoup d’études de notaires nous trouvons des prêts effectués à 3,79. Cependant il ne faut pas exagérer la baisse du taux de l'intérêt des prêts hypothécaires, cette baisse est partielle, elle s’est seulement produite dans les grandes villes.
Dans les petites agglomérations urbaines, dans les campagnes, les préteurs sur hypothèquesstipulent communément un intérêt de 5 p. 100. M. Emmanuel Besson dans une enquête locale qu’il fit, prétend que ce taux excessif n'a pas cessé d’être en vigueur dans la plupart des départements du centre de la France et du Sud-Ouest (2).
Ce mouvement de baisse du taux de l'intérêt est général. Il s’est produit dans toute l’Europe et principalement en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Autriche, en Russie. Le résultat a été des conversions
(1) A la Bourse du 20 mai 1896 on cotail :
Obligations foncières 1877, 400 fr. 3 p. 100. . . . 402,75 — 1879,:500 fr.23p. 400 257 000403 Obligations communales 1880. — — SRE 2e foncières 1885: — —- a OS 0)
(1) La dette hypothécaire et les résultats des institutions de crédit foncier en France et à l'étranger, par E. Besson (Journal de la Société de statistique de Paris, 1900).
nombreuses et la réduction du revenu de tous les fonds publics étrangers (1), de sorte que ces fonds : Autrichiens, Hongrois, Turcs. Russes, Égyptiens, qui rapportaient autrefois 6, 7 et 8 p. 100, ne donnent plus que 4 p. 100. C'est une dernière diminution pour tous les Français qui ont placé leurs capitaux à l'étranger.
Ainsi, pendant cette période, le taux de l'intérêt, de 9,75, taux moyen des placements de premier choix avant 1870, et de 6,50, taux de ces mêmes placements de 1870 à 1875, est tombé à 3,50, ce qui fait une diminution du taux de l'intérêt d'environ 2 à 2,50 p. 100.
Cependant cette période de baisse du taux de l'intérêt semble vouloir se clore. Des l’année 1898, qui nous fait voir le dernier reste de cette crise du taux de l'intérêt, par l'émission à 101,50 de l'emprunt grec 2 1/2 p. 100 garanti par les puissances, on remarque un resserrement des capitaux (2).
En 1899, ce resserrement s’est traduit sur le marché français, par l'élévation du taux de capitalisation, car le cours des grandes valeurs mobilières s’est non seulement arrêté dans sa marche ascendante, mais encore a baissé. Beaucoup de valeurs qui avaient dépassé le pair sont descendues au-dessous. Un autre symptôme du renchéris-
(4) Pour bien connaître et apprécier celte baisse générale et la diminution de revenu qu’elle a entraînée, voir le compte rendu de la session de l'Institut international de statistique tenue à Saint-Pétersbourg en 1897. (Bulletin de l'Institut international de statistique, t. XT, 2e livraison.)
(2) « L'année 1898 a été marquée par la rentrée en scène de la politique, dont la Bourse se flattait d'être émancipée, par le renchérissement du loyer de l'argent, par le recul des grands fonds d’États. »
Le Marché financier en 1898, par Arthur RarraLovic.
G. RoBenr. 8