‹ Des varices pendant la grossesse et l'accouchementChapitre 11 sur 31 · C. — Etat des parties voisines · texte numérisé non relu

C. — Etat des parties voisines

Lorsque les veines sont dilatées h un degré peu marqué, quand la maladie est récente, il y a peu de phénomènes à noter de ce côté. L'œdème seul peut survenir par suite d'un obstacle à la circulation; mais quand les varices proprement dites sont établies, quand surtout il y a eu phlébite, le tissu cellulaire ambiant finit par s'altérer, s'indnrer, devenir coriace, opaque ; il s'infiltre de lympheplastique et concr^hie qui lui donne un aspect lardacé; en même temps, il est plus vasculaire qu'à l'état ordinaire et il adhère si intimement à la paroi de la veine que l'on est parfois obligé de la sculpter pour l'en détacher sur le cadavre. Cet épaississement du tissu cellulaire, au voisinage d'un os, donne la sensation de l'usure du tissu osseux, comme si la varice s'était creusée un canal à sa surface.

Le tissu connectif induré présente au microscope (Gornil et Ranvier) les altérations histologiques du phlegmon chronique et de l'éléphantiasis. Il est infiltré de globules blancs.

La peau, dans les mêmes circonstances, tantôt reste saine, et cela arrrive quand les varices sont peu développées ou récentes, tantôt devient le siège d'une inflammation chronique, latente, qui amène son épaississement, son induration. Les veinules se distendent et les téguments se marbrent d'arborisations bleu foncé, très déliées, nommées varicosités, rappelant les varices^capillaires dermiques de la face, qu'on rencontre chez les vieillards.

On les voit de préférence au niveau des malléoles à la jambe, plus rarement à la cuisse, quelquefois aux parties externes des organes génitaux. Il arrive qu'on en constate la présence chez la femme grosse

même quand il n'y a pas de dilatations variqueuses. Peut-être sontelles l'indice de l'existence de varices profondes.

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