VARICES DES PARTIES GÉNITALES
Nous étudierons sous ce chef les varices des parties génitales externes, celles du vagin, celles du col de l'utérus, celles des ligaments larges, celles des ligaments ronds.
C'est avec intention que nous mettons de côté celles du corps delà matrice, parce qu'à notre connaissance on n'y rencontre pas de varices proprement dites. On ne saurait rattacher à l'état variqueux les modilications que la gravidilé imprime aux veines utérines, la formation des sinus qui en est la conséquence. Il y a bien ici dilatation, agrandissement du canal vasculaire, rappelant jusqu'à un certain point la dilatation simple des saphènes ou des veines uléro-ovariennes. Mais la ressemblance n'est qu'apparente et je crois que l'on me saura gré de ne pas insister sur cette distinction. Du reste, le fait qui prime la
question et nous aurait fait, en dehors de toute autre considération,
décider l'exclusion, c'est que le développement des sinus est constant, normal, physiologique et nécessaire, tandis qu'au contraire les autres dilatations veineuses, les seules dont nous ayons à nous occuper, constituent un état pathologique.
Ceci dit, nous allons traiter dans un premier chapitre des varices de la vulve et du vagin, ne pensant pas devoir séparer, dans cette étude^ deux régions si contiguës et souvent affectées en même temps; dans un second, les varices du col delà matrice; dans un dernier celles des ligaments larges; nous consacrerons, pour finir, quelques lignes à celles du ligament rond.