‹ Des varices pendant la grossesse et l'accouchementChapitre 8 sur 31 · SECTION II · texte numérisé non relu

SECTION II

Au nombre des états morbides développé? par le faitdelagrosssesse, un des plus fréquents est, sans contredit, la dilatation des veines.

Elle peut occuper les vaisseaux à sang noir du vagin, de la vulve, du col de la matrice, des ligaments larges, de la paroi abdominale et par-dessus tout des extrémités inférieures.

Jusque-là, le phénomène est temporaire; né avec la conception, il disparaît après la délivrance. Mais la lésion ne s'arrête pas toujours là et, ordinairement après plusieurs gestations^ apparaît, avec les caractères que nous indiquerons bientôt, la varice qui constitue une dilatation avec altération des tissus vasculaires, et qui parfois persiste après l'accouchement .

D'où, deux divisions bien tranchées ; la dilatation simple; la dilatation variqueuse.

11 pourra se faire que, dans le cours des descriptions qui vont suivre, le mot varice, usité indistinctement par les auteurs pour indiquer ces deux états morbides des veines, soit aussi employé par nous indifféremment. Le lecteur saura suppléer à cette confusion apparente en s'inspirant du sens que ce mot prendra suivant la matière traitée dans la phrase où il prendra place. Nous aurons aussi recours au terme phlébectasie (Alibert, Briquet), que nous considérons comme synonyme de varice.

Je commencerai par l'étude des dilatations simples et variqueuses des extrémités inférieures, à l'exclusion des autres varices dont l'histoire sera exposée dans des chapitres particuliers. Toutefois, comme la phlébectasie des extrémités inférieures est considérée comme le type

de la maladie qui nous occupe, la description donnera naturellement lieu à des considérations générales applicables à la connaissance des varices siégeant en d'autres points.

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