‹ Des VédasChapitre 2 sur 15 · AU SOLEIL · texte numérisé non relu

AU SOLEIL

Voici que les rayons de la lumière annoncent, à la vue de l’uuivers entier, le DieH qui sait tout, le soleil. Les étoiles disparaissent, commodes voleurs, avec les ombres delà nuit, devant ce soleil qui vient tout éclairer. Ses rayons regardent toutes les créatures, étincelants comme des feux.

Tu passes, tu te montres aux yeux de tous les êtres; tu fais la lumière , ô soleil , et tu remplis l’air de ta splendeur ; tu te lèves devant le peuple des dieux, devant les hommes, devan le ciel entier pour que tous te voient et t’admirent. De cette même clarté, ô dieu purifiant, dieu protecteur dont tu couvres la terre qui porte les hommes , tu inondes le ciel , l’air immense, faisant les jours et les nuits et contemplant tout ce qui vit. Sept cavales au poil fauve traînent le char qui te porte , ô soleil éblouissant; ta belle chevelure est couronnée de rayons, dieu qui vois tout; et le char s’avance traîné par les sept coursiers que le soleil attela de ses mains et qu’il a placés chacun sous un joug séparé.

Et nous, voyant après les ténèbres uue lumière plus belle, nous venons nous prosterner devant le soleil qui brille entre tous les dieux, et qui est la plus belle de toutes les lumières. En te levant aujourd’hui, ô dieu bienfaisant, en montant au sommet des cieux, guéris, ô soleil , le chagrin de mon cœur et la pâleur de mon visage. Je jette la pâleur qui me consume aux perroquets et aux grives ; je jette la pâleur qui me consume aux fleurs jaunissantes du souci. Mais voici que le fils d’Aditi s’est levé dans toute sa puissance ; il peut vaincre mon ennemi ; et moi je n’ai pas la force de finir le mal ennemi qui me ronge.

(1) M. Langlois, 1. 1, p. 94; Rosen , p. 96.

(2) L’ Anoushtoubh est un vers composé de vingt-huit syllabes.

RIGVÉDA.

Section I, lecture vin, hymne 3 (1). — Coutsa, rishi; Trisktoubh, mètre.

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