DIAGNOSTIC
Le diagnostic des verrues plantaires est quelquefois des plus délicats ; par ordre de fréquence les affections similaires que nous ayons à étudier sont: le cor, le durillon, l’épithélioma et puis quelques maladies tout à fait rares, telles que le fibrome sous-
cutané douloureux •
La verrue, nous J’avons déjà dit, est rarement solitaire : très souventelleestaccompagnée par d’autres verrues qui se sont développées en d’autres endroits du corps ou bien le malade en a déjà eu antérieurement, mais elles ont disparu: ce fait peut
servir quelquefois à mettre le chirurgien sur la voie du diagnostic. Si on considère la tumeur en ellemême, on remarque que la verrue se développe partout tandis que le cor et le durillon ont des sièges de prédilection : ce sont généralement les points où existent des frottements : le plus souvent au niveau de l’articulation métatarso-phalangienne du cinquième orteil ou de la ligne correspondant à la tête des métatarsiens. Le cor a la forme d’une plaque généralement étroite, dure, raboteuse, dépassant peu le niveau de la peau; sa base ne s’enfonce jamais dans l’épaisseur de la peau. Quelques-uns ressemblent à une tête de clou, ceux qui croissent entre les orteils . ressemblent davantage à une verrue aplatie. Si on pratique des abrasions sur un cor, on enlève, comme sur une verrue, des lamelles cornées d’épiderme, mais même en taillant très profondément on ne voit jamais, c’est là le point capital, ces petits points d’où le sang s’écoule comme il s’écoule d’une verrue d’où l’on tranche les papilles.
Le derme est refoulé et ne participe pas à l’hypertrophie : même remarque pour le durillon, qui souvent présente de plus une bourse séreuse sousjacente.
Ces deux affections sont donc faciles en général à différencier de la verrue ; au surplus, leur mutuelle innocuité rendrait une erreur de diagnostic peu préjudiciable.
Il n’en est pas de même de l’affection suivante, de l’épithélioma plantaire, beaucoup moins rare que