I.A DERNIÈRE ESCAPADE
Mais au lieu des fronts clairs et des jeunes visase» Apparus à travers l'éloignement des âges, Et qui les emplissaient de ces désirs éteints. L'une tout contre l'autre, étaient deux vieilles face» Se souriant avec de hideuses grimaces ! Ils fermèrent les yeux^, tout défaillants, éteint» D'une terreur rapide et formidable conuna L'angoisse de la mort!...
— Il Allons-nous-en ! » dit ITiumma.
Mais ils ne purent pas se lever ; incrustés Dans la rigidité du banc, épouvantés D'être si loin, étant si vieux et si débiles. Et leurs corps demeuraient tellement immobiles Qu'ils semblaient ccvcnus des gens do pierre. Et puis Tous deux, soudain, d'un grand élan, se sont enfuis. Ils geignaient de détresse, et sur leur dos la voûte Versait comme une pluie un froid lourd goutte à goutte. Us suffoquaient, frappés par des souffles glacés. Des courants d'air de cave et des odeurs moisles <^ui germaient là-dessous depuis cent ans passes. Et sur leurs cœurs, laraeau pesanc, leurs poésiej Mortes alourdissaient leurs efforts ronvulsif», £t faisaieut trcbutlier leurs pas loats et i>oussil ~.
;> feiini(» s'ibittit comme un ressort qui casse.
Lui, rest 1 sans comprendre et l'attendit, debout.
Inquiet, la croyant seulement un peu lasse.
Car sa robe tremblait toujours. Puis tout à coup
L'épouvante lui vint ainsi qu'une bourrasque.
11 se pencha, lui prit les bras, et d'un effort
Terrible, il la leva, quoiqu'il fût très peu fort.
74ais tout son pauvre corps pendait, sinistre et flasque,
fl vit quelle étouffait et' qu elle allait mourir ;