PASS
Sur la face antérieure du thorax nous trouvons trois ou quatre vésicules à gauche de la ligne médiane.
L'examen du thorax ne nous montre, chez ce malade, aucun indice de tuberculose pulmonaire; et malgré les troubles cérébraux, il paraît jouir d’un assez bon état général. Aucune altération fonctionnelle n’est à noter du côté de la moelle.
Les troubles sensitifs, qui accompagnent l’éruption, consistent uniquement en douleurs spontanées modérées mais que toute pression et même tout contact exagèrent considérablement.
CS
Le 15 : Un certain nombre de vésicules du zona intercostal sont transformées en croûtes sèches, brun-noirâtres. Par points l’éruption est à peu près guérie,
Un peu au-dessous de la partie moyenne de la crête iliaque droite nous trouvons une nouvelle vésicule ; elle n'existait pas lors de notre premier examen. Dans un point à peu près symétrique, à SUCRE, nous trouvons une vésicule semblable. X
Outre ces vésicules nouvellement apparues, nous retrouvons facilement des traces de celles qui existaient antérieurement.
- Le 16 : De nouvelles vésicules aberrantes se sont encore développées ; nous en trouvons deux, distantes l'une de l’autre de 1 centimètre. Elles sont situées sur la face interne du bras droit. Au pli du coude il en existe une, toute récente, et une autre, de même âge, sur la face postérieure de l’avant-bras, vers la saillie olécranienne.
Sur les téguments qui tapissent la face antérieure du muscle grand pectoral gauche nous remarquons encore deux vésicules qui n’existaient pas hier.
Le cou et la tête sont complètement indemnes. Toutes ces vésicules sont disposées sans aucun ordre ; bien qu’il ÿ
ait peut-être une certaine symétrie dans la disposition da Molinié 1
ED quelques-unes, elles n’affectent aucun rapport évident avec le trajet des filets nerveux.
Le ?1 : Le malade est à peu près complètement guéri. De son zona intercostal il ne reste plus que de la rougeur, un peu de desquamation et d'assez nombreuses cicatrices déprimées, violacées.
Les vésicules aberrantes ont également, pour la plupart disparu. Quelques-unes pourtant persistent encore sous forme de croûtes.
A aucun moment nous n'avons pu. chez ce malade, constater le moindre engorgement des ganglions axillaires ; le malade n’a, d’ailleurs, éprouvé aucune douleur dans le creux de laisselle droite. Nous n’avons rien remarqué: d'anormal dans la région inguinale du même côté.
En recherchant les troubles de la sensibilité qui ont persisté chez ce malade après la disparition des vésicules. et la cicatrisation des ulcérations nous sommes arrivé aux résultats suivants :
La sensibilité à la douleur est augmentée ; le moindre. pincement de la peau, du côté droit, cause à cet homme une sensation très désagréable de brülure; à gauche, au contraire, la sensibilité est normale et une excitation identique ne produit aucune douleur. Ë
La sensibilité à la température paraît normale, le malade distingue très bien le contact d’un objet froid et celui d'un objet chaud.
Les pointes du compas sont perçues distinctes avec:
. un moindre écartement à droite qu’à gauche.
Le 22, le malade sort de l'hôpital en très bonne voie de guérison.
RÉFLEXIONS. — Nous ne voulons pas insister ici sur les motifs pour lesquels le diagnostif du zona a été porté chez ce malade. Le cas est tellement typique qu'aucune objection ne peut à notre avis être élevée contre ce diagnos-
tic. Malgré les troubles cérébraux que présente cet homme