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sieurs éléments : leurs bords sont alors festonnés, du
moins pour quelques-unes, car pour, plusieurs cette dispo sition est peu nette, ou même impossible à constater. La plus large de ces ulcérations a une longueur de 1 centimè-
tre et une largeur de 6 millimètres ; son bord antérieur est
nettemeit polycyclique ; son bord Doslérienr au contraire est rectiligne. Dans le sillon interfessier, à droite de la
ligne médiane on voit une série de vésicules absolument
typiques ; quelques unes sont ombiliquées, la plupart ne le
sont pas. Ces éléments sont situés tout près de la ligne
médiane et ne s’en écartent pas de plus de 4 centimètres.
Les vésicules les plus rapprochées de cette ligne médiane se perdent dans le plis radiés de l'anus, et quelques unes
d’entre elles sont déchirées.
Dans la région coccygienne, tout près et à droite de la pointe du coccyx nous voyons en outre un placard formé de vésicules confluentes, constituant par leur ensemble un large soulèvement épidermique. Autour de ce soulèvement on voit de nombreuses vésicules isolées, et de plus des lésions frustes, constituées par de l’érythème seulement, sans trace de vésiculation. À
Sur la moitié interne de la fesse droite il existe, en dehors des lésions précédentes, un certain nombre de vésicules isolées ; les plus externes sont situées sur la partie moyenne de la fesse. |
Adénopathie. — Depuis que le malade est au repos, depuis qu’il ne travaille plus et ne marche que très peu, l’adénopathie a déjà diminué. On trouve pourtant dans la partie supérieure de la région inguinale droite une chaine : horizontale de ganglions volumineux, durs et douloureux : mais sur lesquels les téguments restent mobiles,
Cet engorgement ganglionnaire fait CHORALE défaut du côté gauche. \
Vesicules aberrantes. — Sur le tronc, nous trouvons, à trois travers de doigt, au-dessous de l’ombilic, une vési--
SNA
:cule parfaitement nette, située immédiatement à droite de la ligne médiane ; cette vésicule est blanchäâtre, ronde : sa surface est aplatie et sa base ‘est entourte d’une petite zône érythémateuse. Elle a un millimètre de diamètre ét son aréole mesure un diamètre total de 3 millimètres.
Sur la face antérieure du thorax, on voit deux vésicules à droite, l’une plus petite au-dessous du mamelon, autre plus grande et au-dessus ; à gauche, nous en trouvons également deux, assez larges, avec une aréole de dimensions particulièrement agrandies, qui siègent dans la région sous-claviculaire. ;
Sur la face dorsale du tronc, il n’y a pas de eue -d’herpès, mais seulement quelques pustules d’acné dont l'aspect diffère absolument des vésicules, qui existent sur la face antérieure.
Aux membres supérieurs, nous faisons les constatations suivantes : Sur la face ant rieure de l’avant-bras - droit, à 3 centimètres au-dessous du pli du coude et près de l’épitrochlée, une vésicule très nette, de forme irrégulière, large de 1 milimètre, longue de deux milimètres, apparait,elle n’est peut-être qu’un résultat formé par la confluence de deux vésicules distinctes au début. Sur l’avantbras gauche, on voit encore une vésicule, mais difficilement reconnaissable parce que le malade, en se grattant, l’a déchirée. Il ne reste plus, comme trace, qu’une excoriation recouverte d’une croûte hémorrhagique et entourée d’une étroite zône d’érythème.
Les membres inférieurs nous présentent aussi des lésions de même ordre, car, à l’union du tiers inférieur avec le tiers moyen de la face externe de la jambe droite, il est facile de remarquer une vésicule isolée de 1 millimètre de diamètre, centrée par un poil, entourée d’un mince cercle érythémateux. La v'sicule est blanche, nacrée, remplie d’un liquide incolore.
L'état général du sujet est bon.
Les muqueuses bucale et pharyngienne.... sont absolument indemnes.
Huit jours après, nous revoyons le D altdes Le zona
est presque guéri; il ne reste plus que quelques croûtes
et des macules oies
Les vésicules aberrantes ont également disparu, laissant comme traces de leur existence antérieure des macules blanchâtres un peu déprimées, violacées au centre, parfois brunâtres à la périphérie.
L'adénopathie inguinale n'existe pour ainsi dire plus : c’est à peine si un examen attentif permet de constater une petite différence entre les ganglions i inguinaux de droite ct ceux de gauche. Les premiers l’emportent encore par une légère augmentation de volume; de plus, indolents d’ordinaire, ils sont très légérement douloureux à la pression.
Les troubles sensitifs dans les points ou siégeait l’érup-
tion d’ herpès zoster sont peu nets; pourtant comme dans
les observations précédent:s nous avons remarqué un peu d’exagération de la sensibilité à la douleur, un peu de diminution de la sensibilité au toucher et à la température. RÉFLEXIONS. — L'intérêt de cette observation nous paraît surtout résider dans les trois faits suivants : 1° Le zona s est montré beaucoup moins étendu que dans les deux cas précédents et pourtant les vésicules abberrantes n’ont pas fait défaut. 2° Dans notre première observation nous
avons eu à difiérencier ces vésicules aberrantes des érup-
tions ecthymato-furonculeuses qui survinrent secondairement ; maintenant naus avons à les distinguer des pustules acnéiques, que le malade portait sur le dos et la face ; distinction d’ailleurs bien facile et que nous avons pu faire du premier coup d'œil. 3° Le siège du présent zona est ici différent, et ceci nous démontre que le symptôme dont nous nous occupons n'appartient pas spécialement et uni quement au zoster cervical; des faits ultérieurément énoncés. viendront à l’appui de cette assertion.
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