T. II
liabere non pot^rmt , -postquam justum clwnorem fecerint^ quœrentquoquo modo poterunt^ quod créditant pecuniam rehabebunU Pro illa vero pecur nia quant crediderint posiquam hanc cotftmmionemjuraverint, nuUum hominem capiant nisi si$ debitoT vel fide]ut($or i {i).
Cette même charteiaisse encore subsister le droit de s'en prendre aux personnes et aux biens des ha* bitants chez lesquels le malfaiteur se réfugie- (2),
Elle consacre .également un droit de saisie privée au
profit des pêcheurs étrangers à' la ville : ils devaient faire à l'abbé un crédit de quinze jours; si, au bout de ce temps, ils n'étaient pas payés, ils avaient le droit de prendre sur les choses appartenant à la commune de quoi s'indeniniser (3). La Charte de Soissons con-
(1) Ordonn. (Je Philippe-ÂugiistG,de 11S6, coofirmantune charte accordée par Louis YIl (Ordonn., XI, 240). La même disposition se trotfTedans ia Charte deSenlis, art. li (XU, 292), el dans celle de VUieneuve en Beauvoisis, art. 42 (XI , 278).
(S) » Si aliquis uliquam if^jutiam fwerit hùtnim qui hanc communiouem juraverit,.,9i Ule qui forifactum fecit ad aliquod recepfaculum perrexerit , et jurati adreceptaculum trans^ miserint,. fi satisfacere noluerit, poêtea auanliaiores erunt faeiendi vindictùtn de corpore et de pecunia ipsius qui forifaC' tumfedt^ et hotninum ipsius receptaeuli nbi inimieui suus /îieril (art. 8). Même disposition : Villeneuve en Beauvoins, art. 4; Crespy, ait. 4; Sens, 9; Senlis, 6 et 7 (Ord., XI , 13, 237, 262, 305; XII, 292).'
(3)* Art. 2 : Piêcatores forenus ncnnisi per qùindedm dits
SMHB le aéne ^dMit, am cuj^ 4v «céatit à 6dm # Fé«
J« laisse maioteiuuit d».«ètà obs (Hrcoottancts a^r ceptimneiles pour reetu^^her ai, idedmil; Miomm^ les coutupiés iâe eeUie époque âutori^saf^ni le efféan der à 8è faire justice à Lai-méiM ^f ung prÎM (te gages. Il féiNiltd àes tmtee que ee dnept n'eKÎ$teît pas partout, mai» qu'il étûit adœis, Oimmi» éf^ commun, dans un assez grand nombre de loi^lité^» J'ai cité <}éjà rOrdonnançe db Loiûs YII, qui rétablit à Bourges, en abrogeipint {'ufi^ge cpntaraire. Le mêiqe droit est consacré, m profit des bourgeois de Paris, par une Ordonnance de Louis Vï, en il34, plusieurs fois lepnlirmée, et s'eKprifsani ainsi : g fiurgemibm nostris Parmensibm uawers^i prœmpimiis et conr cedimm, si dehitores sut... non solverint^ fiurgfme^ de rébus debitorum suorum^ qui de juftiUa nostrçi sunt^ 'ubicumque etquocumqtw modo poierunt^ tantum capiant^ unde pecuniam sibi debitam intègre et plenarie habeant et inçle sibi invicem édjur tores existant (2). » Ainsi, non-seulement le créancier peut exercer lui-même la saisie, mais il doit ^re
crtiitiomm faeiant^ $t n posi i5 4iei non^ reddiderit^ tantum de rtbui eommunioms ulneumque fotuêrt^t cBfi^, quQ«d quidqwd al^ti ^preéidenmt^ habeant.
{{) Coafirmatioii ; 'en 4481, des priviii^es accordés par Louis VU, art. 4er; (Ord., XI, 230).
<2) Ord., I, p. 6.
aidé par ses concitoyens; Tautorité est aas^ peu puissante pour être obligée de consacrer ces principes de désordre. Le prévôt et les officiers sont seulement chaînés d*aider le créancier dans Texercice de son droit (1); et TOrdonnance déclaré que si ce-* lai qui a fait la saisie ne justifie pas de son droit, il n'eiiicourra pas d'amende, mais ser^ seulement tenu de restitution et de domïnages et intérêts à Fégard de la partie.
Ce droit des bourgeois de Paris fut confirmé notamment par Louis le Hutin , Philippe de Valois et Jean (2). Mais, dans ces confirmations, il est représenté comme un privilège fond^ sur la condition particulière de Paris, sur la grande affluence de marchands et d'autres personnes qui s'y trouvent bien, plus que dans d'autres villes (3) ; et en même temps le privilège est restreint, en ce que les bourgeois, ne
(1) YoXwmut ut prœpositus noster Parisiensis et omnes fa^ tnuli noitri Pariiienses futuri et frœsent^s ad hoc sint in perpetuum Burgemibus adjutores,
(4) Ord., II, p. 438. — On trouve encore une confirination deChiarlesVI, en i409.
(3) Consideraniesquod ad dietam ^illam Pariêiensem tanquam-ttd eaput et iniigniorem loeum totius regni nostri, mev'catorts et alii abundantius et frequentius ipfluunt quam m aliii y mit dieti regni, et propterea dignum et rationicon* gruum reputantes ut ejus habitatores inter cetera dieti regni speciali gaudeant pfwrogaiha f avorte,..
doivent plus saisir eux-mêmes, mais par le ministère de sergents royaux (1).
Mais, au commencement de cette période, le droit de saisie privée est attesté dans plusieurs textes de la manière la plus formelle. Ainsi , on lit dans les Consuetudines Soligmad i' « Credilor qui habebit domum poterit ibidem debitorem sut^m auctoritate propria gagiareratione debiti ibidem contracti(2)*9 Ce même droit est consacré dans les Coutumes de Gbarroux (vers 1170) (Giraud , .ffistotre du droit français^ II, p, 399), dans les Chartes de Beaumontsur-Oise (17) , de Chainbli (25) , d^Asnières (12) (Ord., XII, 298, 312). Il Test même encpre pleinement dans la Coutume de Bergerac de 1337, art 29 : « Quilibet Burgensia pignorare potest pro suo debito cognito vel non cognito. » Seulement, si le droit prétendu n'était pas fondé, une amende était prononcée (3). La Charte octroyée aux habitants dé Ver-
(i) Déclarant en utBurgenseê ipsi Aon propria (auctoritate) $ed vocatit nostriê $ervientibuê debitores $uo$ pradictos posiint in jpradictis casibus et faciant arreitàre. ' (2) Ord., I, p. 6, en note. — Là est rapporté aussi un do« cumentde Pan 1300, où un privilège semblable se trouve in* diqué, mais avec certaine restriction : cr Si in iolutione aliqua harumiOlibrarum^ aliquo termina de fiei vel eesêari contigerit^ prœdietui eapellanus, auctoritate propria absque nostra tel $ueee$iorum nostrorum lieentiat poterit licite pro dietis ^Olibris turonennbuSi,. necta Mi pignora eapére.
(3)Ord./XII,552.
moins que la dette soit connue : ^ Chùêità èmtge&is éë la frêftèMët pèUt gùffêf^ èon plêffe cùpn^ éi son
ëeàfèêé^êUi iahsinôi et sans mon ehasiel lainj »
La OdutC^é de Kfàriel (tt19) e^igè jilrédtabtolli^t tlpt'tm dêtÊBLîtâë jù^ice àil sei§âèur de tpA h débitéjir êép^tiêf msiSi Ëeto fÀÎt, èlk déciharge le eféamksr âe toiite fêd{]f(mgab!tité (i).
LQ^mèttiB dr6it 0^ CôMtêté pat ïe^ anciennes OUttnfiies du Béài^n (2). Mais detlè^jrise de gsige a phttoi p6W lift (TtiMtefr d liif dél;^ en jusiice qu'à i»fle iyt)sftlcf{iÊf& d^nitiVé dii ^iréafi^eief | aussî, xmiMmée mi êiifë êimhêé âHê ipîéïi violât en |tisti4ë {&). TOâiéioiÈf i\ éfi êÉt' aMMfteiit dî kf #<lâ)ïcié]r sàisiMdit éitffiUïïi dl'un titre,' à Inoins qiuô te saiiÉ Aê'^^àde ftfli'-lePèhékraipf (4). '
Lé» Assises dte Jàru^teîîi n^s montrent éi^le- «léiit te éî*éanx>jër #jrafyf te^ dtoit dif sè saî^r d' un ^^ ; c'est surtout à l'égard de la caution que ce .droit est djâveloppé dans l^s Assises. 11 résultait du catution-
{\) Tune créditer^ in quantum potuerit , in fnanu fortiori êua recuperare 'Batebit^ et erit ab omnipœna immunis, tam ipsè {juftm qui eum ed fuerunt, quid(ftnd ibi contingat,
(2) Fors de'Bt^a^n, art. 149, p. 57. Le terme par lequel Cette saisie est désîgne'e est celai de yenhereu (pi^noraiio). v
• (3) Fors de Béarn, art. I5S, p. 55 : <x Fat juge h Pati par 1* C<Htr Mâjour qtre le srfsissaut e^olt/à Pentrée dé ïa Cduf, donner niain-Ievée dé tcut oîifje^ !-'ai?î imitant oii*ttaor!. f
(4j Fur» de Btiani, 137, p. '55 j 14:2, fv &4.